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12 janvier 2015

Priorité à la viande suisse

Les restaurants et take away Migros misent avant tout sur des produits carnés en provenance de notre pays. Et cela au bénéfice non seulement des clients mais aussi de l’agriculture locale.

René Schmid avec ses taureaux
René Schmid, paysan de Lüchingen (SG), est fier que la viande de qualité qu’il produit soit servie dans les restaurants Migros.

Dans le cadre de Génération M , son programme de durabilité, Migros s’était engagée à ne plus proposer que de la viande de bœuf, de veau, de poulet et de porc d’origine helvétique dans ses restaurants et take away d’ici à 2015. C’est désormais chose faite.

«En travaillant avec les paysans locaux, nous garantissons des distances de transport courtes et la promotion de spécialités régionales de saison», explique Roland Pfister, de Micarna , une entreprise de la M-Industrie qui approvisionne tous les restaurants du groupe. Surtout, les clients des restaurants et take away Migros ont la certitude que les produits satisfont aux exigences de qualité suisses et que les animaux sont bien traités.

René Schmid compte parmi les plus anciens partenaires de Micarna. Ce paysan de 54 ans, qui dirige une ferme à Lüchingen, dans le canton de Saint-Gall – l’exploitation appartient à sa famille depuis quatre générations –, livre principalement Micarna, et ce, depuis quatorze ans. Il possède quelque deux cents têtes de bétail, dont environ septante vaches et cent trente taureaux d’engraissement.

Le bien-être animal avant tout

Les taureaux sont logés par groupes de six à huit dans plusieurs box spacieux. La lumière du soleil perce à travers le toit, et le sol est recouvert de paille, pour le plus grand bonheur des bovins. Pour le paysan, ils sont bien plus qu’un simple gagne-pain. «Ici, ce n’est pas une usine à vaches, souligne-t-il. Le bien-être des animaux me tient particulièrement à cœur.» Lorsque, à 5 heures du matin, l’éleveur entre dans l’étable pour nourrir ses bêtes, il commence par vérifier que toutes sont en bonne santé. S’il peut se permettre d’être si scrupuleux, c’est uniquement grâce à la petite taille du cheptel et de l’exploitation.

Généralement, un animal reste douze à quatorze mois dans l’étable avant qu’un camion de l’entreprise d’abattage de Saint-Gall ne vienne le chercher. «Cette garantie de débouché pour ma production m’offre une grande sécurité, affirme-t-il. Et bien sûr, je suis ravi que ma viande soit consommée dans les restaurants Migros.»

Auteur: Christoph Petermann, Daniel Schriber

Photographe: Daniel Ammann