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21 juillet 2014

Prune Moeckli, la magnificence de l’opulence

Le 4 octobre prochain aura lieu «Miss ronde Suisse romande 2014», le premier concours de beauté grande taille de Suisse. Rencontre avec sa présidente et co-fondatrice, Prune Moeckli.

Prune Moeckli
«Je viens d’une famille de marins et l’élément eau me ramène à la source. Le soir, je me balade souvent au bord du lac. Il y a un ponton, à Ouchy, où j’aime m’asseoir et réfléchir.»

Depuis cinq mois, les pensées de Prune Moeckli tournent autour d’un seul sujet, à la fois stressant et glamour: les Miss rondes. Car la jeune femme a décidé de lancer, en collaboration avec son amie Séverine Meier, «Miss ronde Suisse romande 2014», le premier concours de beauté grande taille de Suisse.

Ce monde ne leur est pas inconnu: elles ont été troisième et deuxième à Miss Ronde Univers en 2011. Mais «le fait de lancer ce concours est un vrai défi, car nous ne connaissons rien à ce type de gestion. Nous avons donc fonctionné au feeling pour créer notre équipe, et le résultat est vraiment convaincant», souligne Prune Moeckli.

Maintenant que les castings ont été menés à bien, il y a la protection des candidates à assurer – car «quand on est médiatisées, beaucoup de gens nous suivent ou veulent même nous toucher!» – les cours de démarche et de maquillage – «qui révèlent la beauté de chacune» – les partenariats à finaliser, les shootings à agender: avec des bijoux de luxe, sur des motos, tout ce qui peut mettre à mal les préjugés et «prouver qu’on peut aussi très bien vendre un produit avec une femme ronde».

Bref, «on est en mode Mme de Fontenay, ces temps», s’amuse Prune Moeckli.

Une journée dans la vie de Prune Moeckli

8h Mise en beauté

«Mon premier geste le matin est de me maquiller, puis de me doucher pour tester si ça tient bien. En général, il n’y a pas de mauvaise surprise: étant donné que je suis du métier, je n’utilise que des produits professionnels.»

10 h En tout temps et en tous lieux

«C’est ma maman qui m’a offert mon portable pour Noël. Je le prends partout et l’utilise autant pour mon travail que pour mes loisirs, je suis un peu écran addict! C’est pour ça que je n’ai pas de télévision, car sinon je sais que je passerais des semaines devant.»

Le Sud dans le cœur

«Mes ancêtres viennent d’Auvergne et ma grand-mère a une maison dans le Sud de la France, il y a un réel attachement familial à cette région. D’ailleurs, il suffit que je voie notre village pour me sentir chez moi, en sécurité. J’adore les écrivains du Sud, et surtout Pagnol, parce qu’il a choisi soigneusement chaque mot pour faire chanter l’accent. Je lis deux mots… et c’est bon, je suis dans mon jardin.»

12 h Tricot à gogo

«Il y a deux-trois ans, j’ai voulu me mettre au tricot. J’ai regardé une vidéo et appris avec la méthode française, avant de me mettre à la suisse. Je suis très patriote dans cette activité! J’adore tricoter, surtout des habits d’enfants.»

14 h Partenariats à discuter

«J’ai effectué un shooting chez Mercy Ships, une ONG qui soigne des patients sur des navires-hôpitaux. Je me suis dit que ce serait une cause idéale et les candidates récoltent des promesses de dons pour l’association.»

16 h Les conseils de la pro

«J’ai donné aux candidates un cours d’initiation à la démarche. C’est très important, car cette manière de marcher peut leur être utile au quotidien: quand on avance la tête haute, on envoie un message de confiance en soi et ça nous protège beaucoup mieux que si on se voûte.»

18 h Réflexions en couleurs

«Notre photographe, Robert Kovacs, est en train de préparer une comédie musicale. Je suis chargée du maquillage et, du coup, je dois créer l’identité visuelle des acteurs. Pour mieux visualiser ce que je vais faire, je dessine de nombreux gabarits. Ma mère m’a d’ailleurs offert une boîte de 500 crayons de couleurs, un trésor que je range bien à l’abri!»

© Migros Magazine – Véronique Kipfer

Auteur: Véronique Kipfer

Photographe: François Wavre / Rezo