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4 mars 2013

Puisqu'on vous le dit!

L’humoriste genevoise Valérie Mauriac remonte sur scène pour une critique croustillante et pleine d’humour de notre société. Ames susceptibles, s’abstenir!

Valérie Mauriac: «C’est étrange mais je peux me sentir très à l’aise devant 300 personnes pendant mes spectacles alors que l’objectif d’un seul photographe me terrorise.»
Valérie Mauriac: «C’est étrange mais je peux me sentir très à l’aise devant 300 personnes pendant mes spectacles alors que l’objectif d’un seul photographe me terrorise.»

On la considère comme «la comique qui monte». Un qualificatif qui surprend Valérie Mauriac. Il faut dire que la jeune quadragénaire n’en est encore qu’aux prémices de sa carrière. La première fois qu’elle est montée sur scène, c’était il y a quatre ans. Mais à peine y a-t-elle touché qu’elle ne s’imagine déjà plus y renoncer. «Réussir à faire rire toute une salle d’une seule voix, c’est juste magique!»

Le parcours de la Genevoise est pour le moins original. Cette fille de linguiste, née en France, grandit à Zurich. Au cours de ses études en lettres, elle se prend d’amour pour la littérature médiévale allemande. «Sans doute parce que je suis une princesse romantique des temps modernes? Ou parce que cette ancienne langue ressemble étrangement aux dialectes alémaniques…»

La suite, c’est celle d’une fille qui n’a voulu en faire «qu’à sa tête», comme elle l’avoue elle-même. «Je travaillais en fonction des opportunités et de mes envies. Mon côté rebelle sans doute!» En vrac, Valérie touche: à la radio, la photo, l’événementiel, les banques ou encore l’horlogerie.

Mais c’est la scène qui décroche finalement la palme d’or de ses passions. Une envie de faire passer ses propres revendications, cachées derrière un humour décalé et décapant. «J’aime pointer du doigt ces absurdités de notre quotidien que l’on ne voit même plus, tant on y est habitués: une crème amincissante qui agit pendant le sommeil, ou un mascara qui promet de millionniser votre regard!» Son nouveau spectacle, Puisque j’vous le dis!, promet des moments savoureux, avec une heure vingt de nouveaux sketches, notamment sur l’administration fiscale cantonale, les CFF, les émissions de téléréalité ou les publicités débilisantes. Tout un programme!

Valérie Mauriac en quelques mots

Le fameux pont de San Francisco. (photo: Istockphoto)
Le fameux pont de San Francisco. (photo: Istockphoto)

Une ville
«J’étais à San Francisco le 17 octobre 1989 lorsqu’un séisme de 7,4 sur l’échelle de Richter a frappé la ville. Un traumatisme! Mais j’ai aussi pris conscience que la vie ne tenait qu’à un fil et qu’il fallait donc la mordre à pleines dents.»

Des souvenirs en grains.
Des souvenirs en grains.

Un voyage
«J’ai ramené ce sable de mon premier voyage dans le désert. Une révélation! Pour la première fois je me trouvais sous une véritable cloche d’étoiles!»

Un plumier d'époque.
Un plumier d'époque.

Un art
«Je me sers toujours de ces trois plumes pour prendre des notes dans mes carnets. La plus vieille date de 1920! Et le plumier appartenait à mon grand-père. J’y suis donc très attachée.»

De belles coupes à champagne
De belles coupes à champagne

Une boisson
«Ces coupes à champagne appartenaient à mon arrière-arrière-grand-mère. Il paraît qu’elles ont la forme d’un sein de taille parfaite! Ce que j’apprécie, c’est de pouvoir m’en servir encore aujourd’hui!»

Un vraie Vedette!
Un vraie Vedette!

Un souvenir
«Cette vieille horloge de la marque «Vedette» était accrochée dans la cuisine de ma grand-mère. Chaque fois que je la regarde, je repense à ces anciennes publicités télévisées pour de grosses machines à laver de 50 kilos et leurs slogans vieillots. J’adore!»

Auteur: Alexandre Willemin

Photographe: Niels Ackermann / Rezo