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4 juillet 2016

Qu’on l’aime ou qu’on le déteste: on en parle!

«On a gagné, on a gagné, on a gagné!» Enfin techniquement parlant on a perdu contre les Polonais, d’accord, mais au niveau émotionnel, je trouve qu’on a gagné...

Sandrine Viglino
Sandrine Viglino, humoriste

...Parce que la Nati a réussi à nous donner des émotions positives… dans le match contre la Pologne… dans la deuxième partie… des prolongations.

C’est ça la magie du foot: l’émotion. J’adore regarder le foot surtout pour l’émotion que ça me procure. L’émotion de découvrir que Shaqiri , c’est quand il est à l’envers qu’il tire le mieux. L’émotion du foot qui nous fait frémir à chaque coup de tête de Ronaldo: les mecs pour le geste technique, les femmes pour la coupe de cheveux.

L’émotion du foot qui nous fait frémir à chaque coup de tête de Ronaldo: les mecs pour le geste technique, les femmes pour la coupe de cheveux.»

L’émotion est moindre pour la coupe de Shaqiri mais il nous a quand même bien fait rire quand il s’est moqué des maillots Puma qui se déchirent, en disant: «Heureusement que Puma ne fait pas des préservatifs…» En même temps, il ne risque rien Shaqiri, c’est pas avec ce qu’il tire…

J’aime l’émotion provoquée par la foule qui regarde le foot. Dans les fanzones françaises, même si le match est nul, quand un spectateur un peu basané et barbu oublie de retirer son sac à dos… on frissonne.

L’émotion provoquée, aussi, quand un joueur enlève son maillot, de découvrir ses nombreux tatouages: Behrami on voit qu’il a eu le choix entre les tatouages et le talent de Beckham…

Il y a des émotions négatives bien sûr, quand on peste contre ceux qui klaxonnent alors qu’on venait juste de s’endormir. La vérité c’est qu’on est surtout jaloux de ne pas avoir pu aller klaxonner. Après le match contre la Pologne, au bruit je me suis dit qu’il n’y avait pas tant de plombiers que ça en Suisse.

Mais le plus important avec le foot c’est qu’on peut extérioriser ses émotions. Chez moi, regarder le foot me fait ressortir ce que j’essaie vainement d’éviter quand je conduis: insulter des gens qui ne m’entendent pas! Mais c’est tout aussi bien que Xhaka n’ait pas entendu ce que j’ai dit quand il a planté son penalty à côté. Niveau émotion, ce penalty loupé a été le grand huit. J’étais fâchée contre lui, mais j’avais quand même envie de le consoler en lui faisant un gros câlin. C’est ça le foot. Tout ressentir en même temps, comme quand on est amoureux. Bon j’espère que quand Xhaka est amoureux, il ne tire pas à côté!

Texte: © Migros Magazine | Sandrine Viglino

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Auteur: Sandrine Viglino