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9 mai 2016

Que peut-on vraiment jeter dans les WC?

La chronique de Leïla Rölli.

La chronique de Leïla Rölli.

Il y a quelques jours, la Surfrider Foundation a publié les résultats de sa grande opération de nettoyage des plages européennes. Parmi les centaines de milliers de déchets plastique retrouvés dans le sable et les rochers, l’un apparaît aussi étonnant que récurrent: le coton-tige! Le petit bâtonnet en plastique se retrouve ainsi dans le top 10 des objets qui polluent les rivages. L’année dernière, les surfeurs de la fondation en ont amassé suffisamment pour faire trois fois et demie le pourtour de la Tour Eiffel.

Les vacanciers sont-ils si soucieux de l’hygiène de leurs oreilles qu’ils en viennent à les curer en bronzant? Non. Ils arrivent tout droit des canalisations, après avoir été jetés dans les WC des particuliers. Les filtres des stations d’épuration ne suffisent pas à arrêter leur envie de grand large et les voilà partis en vacances, eux aussi.

Je me suis donc posé la question, que peut-on vraiment balancer dans nos toilettes et nos éviers sans risque pour l’environnement? C’est auprès du Service de l’eau de la Ville de Lausanne que j’ai trouvé ma réponse.

Il n’y a pour ainsi dire aucune liste de ce que l’on peut théoriquement jeter dans les toilettes, mais plutôt de ce qui est interdit d’introduire dans le système d’assainissement.

Ainsi, les déchets ménagers et de cuisine, les restes de nourriture, les huiles et graisses, les médicaments, évidemment, les litières d’animaux, peintures et solvants ou autres produits chimiques sont à bannir. On peut s’autoriser l’évacuation des résidus liquides alimentaires non gras comme le lait périmé ou le café, mais la fantaisie s’arrête là.

Vous l’aurez compris, d’une manière générale, nos canalisations ne sont pas des poubelles et ne sont destinées qu’à un seul usage qu’il est inutile de décrire ici. Les cotons-tiges, préservatifs, protections hygiéniques et autres disques ouatés doivent donc impérativement étoffer nos sacs taxés... si l’on ne veut pas les retrouver cet été parmi crabes et coquillages ou dans le gosier des animaux côtiers.

Texte © Migros Magazine – Leïla Rölli

Auteur: Leïla Rölli