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14 novembre 2016

Rester fidèle à ses valeurs

Malgré un monde du travail en pleine mutation, Migros souhaite continuer d’offrir à ses plus de 100 000 collaborateurs une politique du personnel exemplaire. Les plus hauts responsables de l’entreprise l’ont répété lors de la 181e assemblée des délégués de la Fédération des coopératives Migros.

cantine migros
Onze employés de la cantine du siège de Migros provenant de dix pays ont prouvé que la diversité culturelle était bien réelle à Migros.

L’ambiance était studieuse au siège de la Fédération des coopératives Migros (FCM) de Zurich en ce premier samedi de novembre. Il est vrai que les délégués des dix coopératives régionales s’étaient réunis pour des sujets cruciaux, à savoir l’évolution du monde du travail et la politique du personnel au sein du groupe Migros.

En ouverture, Ursula Nold, présidente de l’assemblée des délégués, l’organe suprême de Migros, a rappelé la valeur clé de la coopérative – «l’homme au centre» – en citant son fondateur Gottlieb Duttweiler: «On ne comprend pas notre calcul, car notre unité de référence n’est pas le franc mais l’être humain.»

Andrea Broggini, président de l’administration FCM, a ensuite montré à quel point la numérisation bouleversait la société. «De nouveaux acteurs s’imposent avec une rapidité incroyable en développant des modèles d’affaires inédits. Uber par exemple est devenue la plus grande société de taxis au monde, mais n’en possède aucun.»

Puis de poursuivre: «Les bonnes idées ne doivent pas forcément naître dans un garage. Elles peuvent aussi éclore dans les grandes entreprises.» Migros a ainsi développé le système PickMup, permettant de passer commande en ligne et de retirer la marchandise dans un magasin de son choix, et montré ainsi son aptitude à répondre à un monde toujours plus mouvant.

Malgré ces mutations, Migros se doit de rester fidèle à son héritage. Fabrice Zumbrunnen, membre de la direction générale et responsable du Département des Ressources humaines, Affaires culturelles et sociales, Loisirs, y veille et a cité dans son allocution la douzième thèse d’Adèle et Gottlieb Duttweiler. Celle-ci mentionne notamment que les conditions de travail doivent être «exemplaires».

Afin de prouver qu’elles le sont toujours, le Neuchâtelois a rappelé que Migros avait conclu avec ses partenaires sociaux la meilleure Convention collective nationale de travail de la branche et a démontré l’attractivité de Migros de manière éloquente: «Plus de 25 000 jeunes postulent pour les 1300 postes d’apprentissage mis au concours à chaque rentrée dans plus de cinquante métiers.»

Par ailleurs, différents sondages classant les meilleurs employeurs placent régulièrement Migros dans le peloton de tête, notamment pour sa politique familiale bien plus généreuse que ce que prévoit la loi.

Mais le plus réjouissant est peut-être à chercher du côté des enquêtes internes. Celles-ci montrent par exemple que le taux de satisfaction des plus de 100 000 employés – venant de cent cinquante pays – est très élevé et qu’une large majorité s’identifie aux valeurs Migros.

Un résultat qui réjouit Fabrice Zumbrunnen, lui qui souhaite que le sentiment d’appartenance à Migros existe au sein de toutes les entreprises du groupe, quelles que soient leur activité et leur taille. 

De gauche à droite: Fabrice Zumbrunnen, Andrea Broggini, Ursula Nold et Herbert Bolliger, président de la direction générale de Migros.

Auteur: Pierre Wuthrich

Photographe: Severin Nowacki