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28 octobre 2013

Faire d’un menhir plusieurs coups…

D'où viennent les menhirs? Explications...

Le menhir? Un art du néolithique.
Le menhir? Un art du néolithique.

Par Toutatis! Les historiens peuvent bien ergoter sur l’origine des menhirs, les lecteurs d’Astérix savent bien que c’est Obélix qui les taille. Et que si le célèbre alignement de Carnac existe en Bretagne, c’est que son copain Ordralfabétix avait un terrain à aménager…

Les hypothèses scientifiques, elles, font remonter l’art du menhir à plus de 5000 ans avant notre ère, soit au néolithique. Bien avant les Gaulois et les Celtes. La famille mégalithes recouvre menhirs et dolmens. Les premiers sont littéralement des pierres longues, dressées. Quand il y en a plusieurs et qu’elles font la ronde, on les appelle des cromlechs. Les pierres qui forment un portique – plusieurs debout et une grosse plate dessus – ce sont des dolmens ou «tables de pierre». Elles abritent, ou plutôt forment l’entrée de tumulus: des tombes, individuelles ou collectives. Si le dolmen est sépulture et lieu de culte, les historiens n’attribuent pas de rôle funéraire au menhir. Juste commémoratif. Mais de quoi? Le mystère et la controverse perdurent. Certains voient dans les alignements de Carnac – la capitale française du menhir avec plus de 3000 pierres debout – les positions du soleil selon les saisons ou les périodes du cycle agricole. En bref, un véritable observatoire solaire et lunaire. Utile aussi pour les prévisions.

Quoi qu’il en soit, pas besoin d’aller en Bretagne pour caresser du menhir. Ils ont poussé jusque sur nos helvétiques terres: par exemple à Delémont, aux Bois, à Gorgier, Bevaix, Bonvillard, Corcelles-près-Concise, Grandson, Yverdon (45), La Praz, Givrins, Sion (11) ou aux Haudères.

Et en parlant de pousser, c’est, depuis 1999, la nouvelle théorie d’un couple de Bretons. Forts de leur «découverte», ils ont déjà commercialisé quelque 80 000 sachets de graines de menhirs! De quoi revoir l’adage: pierre qui pousse amasse mousse…

Auteur: Isabelle Kottelat

Photographe: Konrad Beck