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11 avril 2016

Se battre par écran interposé

Le meilleur jeu de combat réaliste sur console nouvelle génération s’appelle «UFC». Quant au très attendu jeu de tir à la 3e personne d’Ubisoft, «The Division», il plaira aux amateurs du genre.

Avec «The Division», vous pouvez inviter des amis à rejoindre la partie. (Photo: istockphoto)

«EA Sports UFC 2»: une animation bluffante

Après la disparition du studio THQ initiateur de la série, Electronic Arts (EA) a fait main basse sur cette licence juteuse puisque le MMA (pour «mixed martial art») cartonne dans le monde entier et jusqu’à Genève récemment. Un marché mondial largement dominé par le championnat UFC (Ultimate Fighting Championship) depuis le rachat de son principal concurrent, le Pride.

L’une des particularités d’un MMA est le mélange de nombreuses disciplines de combat, les affrontements se terminant souvent au sol par des techniques de saisie ou de soumission issues entre autres du ju-jitsu brésilien. L’introduction du jeu en forme de tutoriel s’avère donc nécessaire pour la majorité tant la panoplie des mouvements à contrôler est vaste. EA a bien travaillé sur ce point crucial, avec des commandes intuitives, notamment au sol où le premier UFC se montrait un peu pénible. Avec les nombreux modes de jeu, pas de risque de se lasser en quelques heures. Mais la grande claque se situe au niveau des graphismes et de l’animation, tout simplement d’un réalisme inédit tous sports vidéoludiques confondus.

«EA Sports UFC 2», testé sur XboxOne, Fr. 68.- sur www.digitec.ch

«Tom Clancy’s The Division»: missions à plusieurs

Ce New York apocalyptique fait parler de lui depuis les premières vidéos datant de 2013. En termes techniques, pas de souci, Massive Entertainment ne déçoit pas avec des décors et des lumières très soignés. En mode solo, on est dans du très classique avec une série de missions sans grande variété. Malgré un système d’évolution de son personnage, l’aspect purement TPS (jeu de tir à la 3e personne, ndlr) du titre d’ Ubisoft peut lasser après un moment. L’originalité, voire l’intérêt de The Division est ailleurs, dans sa partie MMO (massivement multijoueurs, ndlr). D’abord dans les parties en coop (où l’on peut inviter quelqu’un, ndlr) puisque chaque mission peut se conclure à plusieurs. Mais surtout parce que dans Manhattan se cache une aire de jeu immense entièrement dédiée aux parties en ligne PvP (players versus players, ndlr). Dans cette zone sans foi ni loi remplie d’items d’expérience les plus intéressants, libre à vous de tirer sur le premier joueur ou au contraire de tenter de former une escouade pour lutter contre les nombreux dangers qui vous guettent. De quoi rester scotché de longues heures.

«Tom Clancy’s The Division», testé sur XboxOne, Fr. 68.- sur www.digitec.ch

Texte: © Migros Magazine - Pierre Léderrey

Auteur: Pierre Léderrey