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22 juillet 2013

Stéphane Python, le bâtisseur du Paléo Festival

Depuis 1991, Stéphane Python est responsable des centaines de bénévoles et de pros qui construisent le Paléo Festival Nyon.

Stéphane Python, responsable des constructions du Paléo Festival Nyon
La sécurité est au centre des préoccupations de Stéphane Python.

Le Paléo, c’est sa famille, sa passion. «Mais aussi mon boulot depuis 1991», sourit Stéphane Python. Une année après le déménagement du festival sur la plaine de l’Asse où nous le retrouvons ce matin, ce Vaudois d’adoption (né en Valais) devient responsable constructions de ce qui ressemble désormais à une véritable ville.

«Aujourd’hui, nous entamons la troisième semaine de montage, que nous appelons -2 puisque nous sommes à 15 jours du début», sourit Stéphane Python entre deux échanges avec l’une des 350 personnes déjà actives sur le site. «Parmi elles, deux cents bénévoles – ils seront plus du double pendant le festival – mais aussi des professionnels chargés des travaux dangereux ou très techniques comme la grande scène.»

La moitié des bénévoles revient chaque année porter des planches ou monter des stands, mobilisés pendant quelque neuf semaines en tout. «Autant dire que nous avons une liste d’attente», reconnaît cet ancien maçon qui dit avoir trouvé du côté de Nyon plus qu’un boulot. «Il n’y avait pas de formation pour ça. Nous avons dû l’inventer, et grandir en même temps que le festival.»

Une journée dans la vie de Stéphane Python

8h: mon bureau

Stéphane Python, responsable des constructions du Paléo Festival, lors d'une réunion le matin.
Stéphane Python, responsable des constructions du Paléo Festival, lors d'une réunion le matin.

Je fonctionne un peu comme un chef de chantier, je suis donc régulièrement devant mon écran…

10h: la réunion de coordination

Stéphane Python lors d'une séance de coordination.
Stéphane Python lors d'une séance de coordination.

Pas moins de 350 personnes à gérer sur un terrain de 86 hectares, cela demande de la coordination, ce qui implique des séances régulières. Celle-ci, qui a lieu tous les mardis matin, s’occupe de la coordination au sein de la direction.

11h: la réunion des salariés

Stéphane Python (debout à droite) accueille les nouveaux arrivants.
Stéphane Python (debout à droite) accueille les nouveaux arrivants.

Le Paléo, c’est avant tout un défi humain. Les nouveaux arrivants sont présentés à l’équipe. On va commencer par rappeler qu’un Paléo, c’est long pour ceux qui y travaillent; et qu’il faut dormir et ne pas trop boire pour tenir la distance…

12h: le repas de midi

Stéphane Python: "On mange très bien à la cantine du Paléo".
Stéphane Python: "On mange très bien à la cantine du Paléo".

Pris au mythique bar de la Ferme ou sous la cantine, c’est le moment de la journée où tout le monde se croise, se retrouve. On mange très bien, et c’est important, puisque cela reste notre carburant.

14h: mon après-midi

Stéphane Python se renseigne sur l'avancée des travaux.
Stéphane Python se renseigne sur l'avancée des travaux.

Je les passe entre mon bureau et les balades sur le terrain. C’est en général un moment où les uns et les autres me font part des petits soucis. Pour le montage, la météo ou les accidents sont mes deux principales préoccupations.

16h: mon téléphone

Le responsable des constructions de Paléo est très souvent au bout du fil.
Le responsable des constructions de Paléo est très souvent au bout du fil.

Forcément plus l’ouverture du festival approche, plus j’y suis accroché. Collaborateurs, fournisseurs, entreprises: ça n’arrête pas. Et je ne vous parle même pas des e-mails…

17h: mon badge

Le sésame indispensable pour pénétrer sur le terrain de l'Asse.
Le sésame indispensable pour pénétrer sur le terrain de l'Asse.

C’est LE sésame de tous les collaborateurs, bénévoles ou salariés. Il y aura 5000 bénévoles présents le jour J, inutile de préciser qu’il vaut mieux ne pas perdre le sien…

18h: le terrain vide, le soir

Le terrain accueillera bientôt 50 000 festivaliers chaque soir.
Le terrain accueillera bientôt 50 000 festivaliers chaque soir.

Au crépuscule, lorsque la plupart ont déserté le terrain de l’Asse, j’en profite pour le parcourir. C’est là que je vois le mieux ce qui est en retard ou ce qui cloche. C’est une véritable ville que nous avons dessinée pour les 50 000 spectateurs qui viendront chaque soir.

Auteur: Pierre Léderrey

Photographe: Loan Nguyen, Pierre Descombes