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28 octobre 2013

«Il y a des raisons d’espérer»

Des informations alarmantes sur la surpêche des océans nous parviennent régulièrement. Mariann Breu, cheffe de projet au WWF, nous livre cependant quelques éléments encourageants, notamment l’engagement de Migros.

D’ici 2020, Migros ne proposera 
que du poisson issu de sources 
durables.
D’ici 2020, Migros ne proposera 
que du poisson issu de sources 
durables. Photo Ingo Wagner / DPA / Keystone

Voilà des années que l’on entend parler de surpêche et d’extinction des espèces. Tout est donc si noir?

Mariann Breu est cheffe de projet au WWF.
Mariann Breu est cheffe de projet au WWF.

Le WWF Seafood Group a été créé il y a cinq ans. Quel est son but précis?

Il cherche à concilier consommation de poisson et protection des animaux. Il rassemble des entreprises s’engageant à retirer de leur assortiment les poissons et fruits de mer issus de stocks fortement menacés ou d’élevages peu écologiques, le tout dans un certain délai. Parallèlement, les membres de ce groupement proposent de plus en plus de produits arborant des labels bio ou MSC.

Quels résultats avez-vous obtenus jusqu’ici?

Nous nous réjouissons de constater que les produits certifiés bio ou MSC ne cessent de gagner en notoriété et en popularité en Suisse.

Que pensez-vous de l’engagement de Migros au Seafood Group?

En sa qualité de premier distributeur de Suisse, Migros exerce une grande influence. C’est pourquoi nous sommes heureux de la compter parmi les membres du Seafood Group. De plus, la coopérative continue à renforcer son engagement, ce dont nous nous réjouissons. Ses clients peuvent désormais choisir parmi une vaste sélection de produits bio et MSC. Nous la félicitons aussi de renoncer aujourd’hui à vendre, dans toutes les entreprises Migros, des poissons menacés d’extinction, et nous saluons son objectif de ne plus proposer que des espèces issues de sources durables d’ici 2020. C’est une décision responsable.

La Suisse est un petit marché. Nos décisions ont-elles une influence à l’international?

Nous achetons tout de même plus de 70 000 tonnes de poisson par an, dont 95% sont importés. Si nous parvenons à rendre cette consommation plus durable, nous enverrons un signal fort.

A quoi faut-il faire attention pour pouvoir manger du poisson la conscience tranquille?

Le poisson doit rester un mets de fête. Pour les espèces pêchées en milieu sauvage, vérifiez qu’elles sont certifiées MSC, et pour les poissons d’élevage, qu’ils portent un label bio. Les poissons d’eau douce pêchés en Suisse sont aussi recommandés. En cas de doute, l’application Guide WWF donne de précieux conseils.

Auteur: Christoph Petermann