Archives
31 mars 2014

Un jeu pour smartphones 100% Swiss made

La start-up lausannoise Sunnyside Interactive sortira au début de l’été «Towaga», jeu d’action pour Iphone et Android. Avec l’ambition, ensuite, de se consacrer au marché des PC et consoles.

Capture d'écran d'une scène du jeu Towaga
Le jeu «Towaga» a été spécialement
 développé pour les smartphones. (Capture d'écran: Sunnyside Interactive)

Ils ne sont que trois. Mais ils ont de la motivation pour trente. Mathieu Bonvin, Daniel Néphi Muller et Gabriel Sonderegger proviennent tous du monde de l’animation. Après leurs premiers pas dans un collectif spécialisé dans la réalisation de films, ils se sont lancés comme indépendants dans le domaine du jeu vidéo et ont créé il y a huit mois le studio Sunnyside Interactive. A Lausanne, leur local partage le même immeuble que l’école d’arts visuels Ceruleum dont sont issus les trois jeunes entrepreneurs.

Planche de dessins avec divers personnages.
Un grand soin a été porté à l’aspect visuel du jeu. (Photo: Sunnyside Interactive)

Leur première création, Towaga, sortira sur Iphone au début de l’été et un peu plus tard sur les mobiles tournant sous Android. Son scénario: un sorcier inca, dernier survivant sur terre, a pour tâche de combattre du haut de sa tour une invasion de monstres ténébreux. Un concept en apparence assez simple, mais truffé d’animations soignées. «C’est là notre griffe, relève Mathieu Bonvin.

Le jeu d’aventure est un support idéal pour mettre en œuvre notre passion pour l’animation.»

Et il y a tous ces détails, dont le joueur lambda n’a souvent pas conscience. «Dans une première version, on devait trop souvent cliquer sur les monstres pour lancer des attaques, poursuit le jeune homme. A force, on en avait mal au doigt! Il a donc fallu apporter quelques modifications.»

L’autre défi est d’établir un niveau adéquat, où le joueur ne s’ennuie pas ni n’éprouve de trop grandes frustrations. «Pour l’instant, nous testons nous-mêmes le jeu, indique Gabriel Sonderegger. Mais dans la phase finale de développement, nous ferons appel à un panel de joueurs pour mieux nous rendre compte de sa difficulté réelle.»

Les entrepreneurs préfèrent ne pas se prononcer sur le succès de leur jeu. «Tout se décidera à son lancement, conclut Daniel Néphi Muller. Notre plus grande peur, c’est celle du bug! Les joueurs sont généralement très doués pour les dénicher…»

Le choix du financement participatif

C’est par le biais de la plateforme suisse de crowdfunding Wemakeit que Sunnyside Interactive a trouvé les fonds nécessaires pour réaliser son premier jeu. Et les internautes se sont montrés plus que confiants puisque les 13 500 francs demandés à la base par le studio ont presque été doublés.

Si nous avons choisi ce mode de financement, c’est parce qu’il offre dès le début du projet une bonne visibilité,

explique Mathieu Bonvin. Mais aussi parce qu’il nous tient à cœur de rester proche du public. Selon la somme offerte, nos donateurs ont droit à certains avantages... Qui peuvent aller jusqu’à dessiner leur propre boss dans le jeu!»

Texte: © Migros Magazine - Alexandre Willemin

Auteur: Alexandre Willemin