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15 avril 2013

Transparence garantie

Pour la deuxième fois déjà, Migros informe sans détour ses clients sur l’avancée de ses engagements dans le domaine du développement durable.

Logo Génération M
La majorité 
des promesses
 Génération M 
sont en voie d’être tenues.

A l’enseigne de Génération M, Migros regroupe ses efforts consentis dans les domaines de la santé, de la consommation, de l’environnement, de la société et des collaborateurs.

Le distributeur s’est ainsi fixé des objectifs contraignants qui se traduisent par des promesses concrètes faites à des enfants et des adolescents, soit la génération de demain. Ce programme de développement durable est ambitieux: quarante-trois engagements ont été formulés en 2012, six autres sont venus s’y ajouter en 2013.

Et s’il est facile de faire de belles promesses, encore faut-il les tenir. Par souci de transparence, le distributeur indique donc depuis cet automne sur internet, en utilisant des symboles inspirés des feux de circulation, quels objectifs ont été atteints et ceux qui ne le sont pas. Ceux qui le seront prochainement et ceux dont la réalisation pose problème.

Depuis début avril, un nouvel état des lieux des promesses permet à tous les internautes de se rendre compte des efforts consentis.

Dans les faits, sept engagements avec un délai de réalisation à fin 2012 avaient été pris par le distributeur. Dans cinq cas, la promesse a été tenue. «Avec Génération M, Migros se fixe des objectifs ambitieux et contraignants, souligne Cornelia Diethelm, responsable du développement durable à la Fédération des coopératives Migros. Ce faisant, nous prenons aussi le risque de ne pas pouvoir tenir certaines promesses.»

Dans l’ensemble toutefois, les résultats sont positifs pour Migros. Sur les trente-six promesses à long terme, trente-deux sont en bonne voie de réalisation et seules trois ne le sont pas. Dans tous les cas, les raisons sont disponibles sur le site internet de Génération M.

«C’est unique qu’une entreprise soumette deux fois par année ses objectifs en matière de développement durable à un tel contrôle», fait encore observer Cornelia Diethelm.

Par ailleurs, les résultats sont examinés par une société d’audit indépendante qui s’assure que la réalisation des objectifs a été mesurée en bonne et due forme, qu’elle est documentée de façon intelligible et qu’elle est intégralement authentifiée.

Mais le jeu en vaut la chandelle. Cornelia Diethelm en est convaincue: «Un contrôle semestriel de l’état des promesses accroît notre crédibilité.»

Le point sur deux engagements

Sept promesses sont arrivées à échéance à la fin 2012. Cinq d’entre elles ont été tenues, deux n’ont pas pu l’être. «Migros Magazine» présente ici deux exemples.

Promesse tenue!
Promesse tenue!

Publication dès 2012 l’empreinte carbone de 850 produits.

Chaque produit, qu’il s’agisse de sauce pour spaghetti ou de laque pour les cheveux, génère des émissions de CO2, l’un des gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement climatique.

Afin de faciliter le choix des clients, Migros a promis de publier en 2012 l’empreinte carbone de huit cent cinquante produits. Celle-ci n’est autre que le bilan climatique d’un article. Pour l’établir, l’intégralité de son cycle de vie est prise en compte, soit de sa fabrication à son élimination en passant par sa consommation.

Prenons l’exemple de la sauce pour pâtes: «Pour cet article, une grande partie des émissions est attribuable à la fabrication», précise Mirjam Sacchelli, experte en développement durable à Migros. A noter que les sauces sans ingrédients d’origine animale affichent généralement de meilleurs résultats.

Pour le calcul des valeurs, Migros mandate l’organisation indépendante Myclimate, puis publie le bilan climatique sur son site internet Migipedia. Il suffit alors d’entrer le terme «Climat» dans le moteur de recherche pour avoir accès aux données.

Objectif manqué.
Objectif manqué.

Réduction de 10% de la charge environnementale globale des emballages des 250 produits les plus vendus.

L’objectif de réduire de 10% la charge environnementale des emballages des deux cent cinquante articles les plus vendus était ambitieux et n’a pas été atteint puisque la diminution de l’impact est de 7%. «Parmi ces produits, beaucoup d’emballages étaient en fait déjà respectueux de l’environnement et n’offraient simplement plus de potentiel d’amélioration, ce qui, après tout, est réjouissant», analyse Hanna Krayer, cheffe de projet à Migros.

De plus, des optimisations plus poussées auraient eu des conséquences négatives sur la qualité. En 2012, les efforts se sont donc portés sur la modification d’emballages d’autres produits.

Concrètement, Migros a pu économiser 1360 tonnes de matériaux d’emballage et a utilisé quelque 1300 tonnes de matériaux recyclés ainsi que 3780 tonnes d’emballages en papier et en carton à base de bois certifié FSC provenant de sylviculture durable.

Ces prochaines années, Migros va poursuivre ces efforts. Le distributeur souhaite encore davantage diminuer le volume de ses emballages et passer à des matériaux recyclés ou certifiés FSC pour les contenants en papier et en carton.

Auteur: Christoph Petermann