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3 avril 2017

Un appétit d’oiseau

Sa consommation énergétique modeste n’empêche nullement la Suzuki Baleno Hybride d’être un véhicule performant.

Suzuki Baleno Hybride
Suzuki Baleno Hybride

La jauge d’essence est-elle bloquée? Je tapote sur le cadran pour essayer d’en faire bouger l’aiguille, mais rien ne se passe. Le réservoir semble plein à ras bord, même après un trajet Lausanne-Bienne, coffre plein.

Je continue mon périple, repasse par Neuchâtel direction Vevey, via Payerne et Bulle, pour finalement arriver à Sion avec des arrêts à Monthey et à Martigny. Le niveau semble enfin baisser, mais le réservoir est encore rempli au tiers et il faudra la fin d’un retour Sion–Neuchâtel pour que le voyant de la réserve ne s’allume.

A la station-service, là encore, je m’étonne. Le plein me coûte à peine plus de la moitié de ce que je paie habituellement. En effet, le réservoir de la Suzuki Baleno a une capacité de seulement 37 litres. Bluffant! Endurante et économique, la Baleno a un appétit d’oiseau.

Il est vrai que ce n’est pas avec elle qu’on fera des accélérations fulgurantes. Avec un 0 à 100 km/h en plus de 12 secondes, on n’est pas dans la catégorie des plus dégourdies du segment et mieux vaut jouer du levier de vitesses si l’on veut gagner en dynamisme.

Mais ne jugeons pas son moteur avec autant de sévérité. Une fois qu’elle est lancée, sur autoroute notamment, la Suzuki Baleno Hybride fait preuve d’un comportement tout à fait plaisant, offrant une conduite confortable et efficace. Il ne faut pas oublier que son moteur ne développe que 90 chevaux, et malgré tout, puissance et performances sont au rendez-vous.

Spacieuse, économique et donc plus respectueuse de l’environnement, la Baleno est une belle rencontre qui se prête aussi bien aux courts trajets quotidiens qu’aux longues escapades en famille.

Suzuki Baleno Hybride

Le look
Baleno, ça fait penser à baleine, et on a vite fait d’imaginer un véhicule lourd et imposant. Que nenni! Les lignes de la Suzuki Baleno sont certes tout en rondeur, mais elle n’a pas grand-chose d’un cétacé, si ce n’est la douceur de sa silhouette. La citadine, large et basse pour lui assurer plus de stabilité, est inscrite dans le style «Liquid Flow» et dont les traits évoquent l’eau tout en étant dynamique. On reste donc dans l’aquatique!

Le coffre
Les voitures hybrides et électriques ont souvent un coffre plus petit en raison de la place que prend la batterie qui soutient le moteur thermique. Avec la Baleno, on ne se sent pas arnaqué(e), puisqu’elle propose une zone de chargement dans la moyenne avec 355 l de volume en configuration cinq places, 1085 l banquette rabattue. Sièges baissés, le plancher n’est pas totalement plat, mais on s’en approche.

La technologie à bord
Le poste de conduite regorge d’instruments dernier cri. Entre les deux cadrans (vitesse et compte-tours), un écran LCD de 4,2 pouces informe sur l’efficacité énergétique instantanée, la puissance, et affiche les séquences de la pédale des gaz et des freins. On n’utilisera que rarement toutes ces fonctions, mais elles permettent, pour certaines, de responsabiliser le conducteur sur sa consommation.

Les moteurs
Bonne nouvelle, la Baleno n’est disponible qu’en version essence, avec trois propositions: le moteur de 1,2 l, 4 cylindres, de 90 chevaux, disponible en version classique Unico ou Compact Top Hybride (le test de la semaine), et en petit bloc Compact Top Boosterjet,1.0 l turbo essence de 111 chevaux «downsizé», avec trois cylindres et non quatre, plus économique, sans perte de dynamisme.

L’habitacle
L’intérieur est généreux et ménage suffisamment de place à l’arrière pour que des adultes puissent y voyager confortablement. Les finitions sont bien exécutées, mais les plastiques du tableau de bord, un peu rigides à mon goût, sont la seule ombre au tableau de cet habitacle ergonomique, lumineux et joliment dessiné.

Auteur: Leïla Rölli