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4 juillet 2016

Un avenir meilleur avec Max Havelaar

Pour Migros, Bischofszell Produits alimentaires SA élabore une grande partie de ses jus avec des fruits issus du commerce équitable. De quoi offrir aux producteurs certifiés Max Havelaar de belles perspectives d’avenir.

Max Havelaar
Arnold Graf (au centre), de Bischofszell Produits alimentaires SA, et les représentants de la coopérative: Pedro Antonio, Heloisa Toledo, Vanusa Gonçalves Toledo et Hercules Edemir (de gauche à droite).

La visite de Bischofszell Produits alimentaires SA, une entreprise de la M-Industrie, ne manque pas d’impressionner les personnes qui ont le privilège de pouvoir y entrer. Ici, d’immenses installations servent à diluer du concentré d’oranges. Une fois pasteurisé, le jus est conditionné dans des emballages Tetra Pak. Toutes les heures, 18 000 litres de boisson sont ainsi traités mécaniquement dans les halls de production.

Les quatre visiteurs du jour viennent de loin: ce sont les représentants de la coopérative agricole brésilienne Coacipar, dont les terres se trouvent à environ deux heures et demie d’avion au sud de São Paulo.

Un partenaire important

Le groupement fournit le concentré utilisé pour les jus d’orange Gold et M-Classic (lire ci-contre). Justement, la délégation assiste pour l’heure au remplissage de ces berlingots. Les Brésiliens ont ainsi effectué le même voyage que leur matière première et découvrent à présent le site où elle est transformée en Suisse. «Bischofszell Produits alimentaires SA est notre principal client, souligne Vanusa Gonçalves Toledo, la directrice de la coopérative. C’est pourquoi notre visite ici est très importante pour nous.»

Depuis un an et demi, l’entreprise de la M-Industrie se procure son concentré auprès de Coacipar. «C’est un partenariat d’égal à égal», explique Arnold Graf, qui coordonne la col­laboration avec le groupement brésilien au sein de Bischofszell Produits alimentaires SA. Les contacts personnels lui tenant également très à cœur, il se rend souvent dans la région pauliste.

Des perspectives d’avenir pour tous

La coopérative possède le label Fairtrade. Cela signifie qu’elle reçoit de la part des acheteurs une prime fixe en plus du prix minimum garanti. Les cultivateurs se réunissent ensuite pour décider démocratiquement de l’emploi de ces fonds. Ceux-ci servent à financer des projets sociaux sur place mais aussi à améliorer la productivité.

«Grâce à cet argent, nous pouvons, par exemple, immédiatement remplacer des orangers peu productifs par de nouveaux plants et, de cette manière, accroître nos rendements, détaille Vanusa Gonçalves Toledo. Nous sommes également en mesure d’acquérir le matériel agricole que nous devions auparavant louer.»

La directrice insiste par ailleurs sur l’importance des projets à caractère social. La coopérative soutient ainsi une association qui accueille les enfants issus de familles pauvres l’après-midi, après l’école, et leur propose un repas et des activités intéressantes. Par ailleurs, filles et garçons y apprennent, entre autres, les bases de l’informatique.

«La certification nous a permis d’améliorer notre situation globale, résume Vanusa Gonçalves Toledo. La région a gagné en attractivité auprès des jeunes, qui n’envisagent plus systématiquement de partir en ville. Le label Fairtrade élargit les perspectives d’avenir de chacun d’entre nous.» C’est précisément l’objectif auquel Migros voulait contribuer.

Auteur: Michael West

Photographe: Stephan Bösch