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25 juillet 2016

Un ballon qui résiste

«Pari gonflé que d’essayer de transpercer un ballon à l’aide d’un pic à brochette sans le faire exploser…»

Anna en train de piquer le ballon
Le ballon finira-t-il par exploser ou pas?
Anna et son matériel.
Anna a réuni tout son matériel.

Pour cette expérience qui déchire, Anna n’a besoin que de peu de matériel, soit un pic à brochette en bois, quelques ballons (un seul suffirait, mais on n’est jamais assez prudent) et un peu de liquide vaisselle.

Anna en train de gonfler le ballon
Il vaut mieux avoir du souffle!

C’est le rouge qu’elle préfère! Notre scientifique, qui ne manque ni d’air ni de souffle, gonfle le ballon de baudruche. Puis elle fait un nœud pour éviter qu’il ne se dégonfle avant que les choses sérieuses commencent.

Anna et la brochette
Le secret est de bien placer son coup de pique.

A l’instar des indiens Jivaros qui enduisent leurs fléchettes de curare, Anna trempe la pointe de son arme improvisée dans le liquide vaisselle. Le ballon perçoit la menace mais ne se dégonfle pas, du moins pas encore…

Sans l’ombre d’une hésitation, notre intrépide savante perce le ballon de part en part. Tout le monde se prépare à entendre une monstre déflagration, mais rien ne se passe… Le ballon est indemne, il n’a pas éclaté!

Le phénomène

Normalement, quand on plante un pic à brochette dans un ballon, il devrait éclater. Ou plutôt se déchirer, parce que le minuscule trou occasionné par cette opération provoque une déchirure qui va se propager au reste de la baudruche.

Mais là, Anna a sciemment percé le ballon à deux endroits très précis, c’est-à-dire tout près du nœud, ainsi qu’à l’extrémité opposée.

Pourquoi? Parce que ce sont les seules zones où la membrane de caoutchouc n’est pas tendue. Ainsi, le ballon n’explose pas, enfin, ne se déchire pas!

Texte: © Migros Magazine / Alain Portner

Auteur: Alain Portner

Photographe: Mathieu Bernard-Reymond