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8 octobre 2012

Un jour, une robe

Jeune créatrice neuchâteloise, Ava Ortlieb, spécialisée dans le costume de scène, lance le concept de la robe événementielle, commandée le matin, réalisée la journée et portée le soir.

Ava Ortlieb

Tout a commencé par un anniversaire. Ce jour-là, Ava O. – c’est son nom d’artiste – n’avait rien à se mettre. Mais une forte envie de «quelque chose qui détonne, et que les autres n’ont pas». Avec un tissu sous la main, elle décide de se fabriquer une robe pour le soir même. Devant l’accueil enthousiaste, l’idée lui vient de lancer le concept de la robe à la journée. S’ensuit une deuxième, confectionnée pour une amie et tout aussi personnalisée: «J’ai pensé à ce qu’elle aimerait comme couleur, comme volume, à ce qui allait la mettre en valeur.» Bientôt une gamme de quatre robes de base est constituée, modulables: «Les hauts et les bas sont interchangeables, ce qui fait donc seize possibilités, plus les variations sur la longueur, les couleurs, les détails – dos nu ou non, etc.»

Le vêtement, la jeune fille de Colombier est un peu tombée dedans. Après une matu en arts visuels, elle passe quatre ans et demi à Paris, pour suivre une école de mode. Comme spécialisation elle choisira la variante costume de scène: «Dans la mode, on colle aux tendances, tandis qu’avec le costume de scène on peut aller plus loin dans l’imaginaire, on se base sur le personnage, c’est du sur mesure.» Ava participe ainsi à la création des costumes sur deux longs métrages. Revenue en Suisse, elle travaille plutôt sur des pièces de théâtre et des comédies musicales.

Avant de lancer «Un jour, une robe», qui peut se décliner ainsi: rendez-vous avec la cliente à 9 heures, discussions, choix du modèle, des variations, des couleurs, du tissu, prise des mesures. Après quoi, Ava se met au travail. Un essayage est programmé vers 18 heures, pour les dernières finitions. A 20 heures la robe est prête. Après, la bonne fée ne peut plus rien pour vous.


«Frank Sorbier crée comme j’aimerais le faire.»
«Frank Sorbier crée comme j’aimerais le faire.»

Un créateur

«Frank Sorbier, qui me touche beaucoup. Il crée comme j’aimerais le faire. C’est de la haute couture mais qui reste encore assez costume de scène.»


»
«Les Indiens utilisent le vêtement comme nous le costume.»

Une destination

«J’ai effectué un voyage initiatique de six mois autour des tissus en Inde. Les Indiens utilisent le vêtement comme nous le costume: tout est accordé, paré, réfléchi.»


«J’adore être dans l’eau, c’est parfait pour se vider la tête.»
«J’adore être dans l’eau, c’est parfait pour se vider la tête.»

Un sport

«La natation. Faire des bassins pour faire des bassins ne m’intéresse pas, mais j’adore être dans l’eau, c’est parfait pour se vider la tête. L’horaire flexible des piscines convient bien à mon style de vie.»


«Mes clientes? Cela peut être n’importe qui à la recherche d’une robe unique et qui lui corresponde.»
«Mes clientes? Cela peut être n’importe qui à la recherche d’une robe unique et qui lui corresponde.»

Une clientèle

«Cela peut être n’importe qui à la recherche d’une robe unique et qui lui corresponde pour un jour spécial, soirée, baptême, anniversaire, nouvel an, sortie de boîte, n’importe quelle circonstance où l’on a besoin d’être un peu plus habillée.»


«Pour moi, les tissus sont une source d’inspiration.»
«Pour moi, les tissus sont une source d’inspiration.»

Des tissus

«Pour moi, les tissus sont une source d’inspiration. Lorsque j’en trouve un, je me dis, tiens, je pourrais en faire quelque chose. C’est quand je vois l’étoffe que je vois la robe. Du coup, j’adore chiner dans les magasins de tissus.»

Auteur: Laurent Nicolet