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24 avril 2017

Un photographe qui s’envoie en l'air

Nicolas Schopfer a participé aux plus grands tournois de roller de la planète avant de se consacrer à la photo. Le Genevois fait aujourd’hui partie des portraitistes incontournables de la région.

Nicolas Schopfer
Nicolas Schopfer aime la photo et...le rollerblade.

Vêtements noirs, bras tatoué,cheveux longs, Nicolas Schopfer a une silhouette que l’on reconnaît entre mille. Il est facile de le repérer au milieu du skatepark de Plainpalais.

A 9 heures, il est déjà sur sa paire de rollers, prêt à dévaler les dunes de béton. Ce Genevois de 29 ans a fait de cette discipline une passion qu’il a longtemps pratiquée au plus haut niveau. Mais après quelques médailles, c’est aujourd’hui un appareil photo que l’on peut voir pendu à son cou.

Depuis huit ans, Nicolas Schopfer se consacre essentiellement à la photographie. Quand il déchausse ses patins, c’est donc pour nous embarquer à son studio. Sa spécialité? Le portrait.

En quelques années, il s’est même imposé comme l’un des portraitistes incontournables de la région. Il suffit de scroller son site internet pour découvrir les clichés de dizaines de personnalités qu’il a photographiées pour un magazine ou un quotidien. Ici des politiciens locaux, là des artistes internationaux.

Et ses talents ne s’arrêtent pas là. Campagnes publicitaires, images d’architecture ou encore projets créatifs… Nicolas Schopfer garde son horizon ouvert. La vie, il la prend comme une rampe de skate: avec un certain goût pour la liberté et la vitesse.

Une journée avec Nicolas Schopfer

9h00 Sur les chapeaux de roues
«Avant de démarrer ma journée de travail, j’aime venir patiner au skatepark. Ça me fait du bien de rouler et de suivre les courbes. C’est un peu comme prendre des vagues dans l’océan. Ça me détend avant d’attaquer la suite.»

10h00 Interlude caféiné
«Je viens régulièrement boire mon café ici. Le lieu est idéalement situé entre le skatepark de Plainpalais et mon studio à Carouge, dans une ruelle au calme.»

11h00 Passage express
«Ribbi est l’un des derniers laboratoires photo à Genève. Je viens lui apporter mes clichés de vacances. J’utilise l’argentique pour le loisir. J’aime le mystère de ce support: on prend des photos pendant deux ou trois semaines et on ne les découvre qu’une fois la pellicule développée. Ça contraste avec l’instantanéité du numérique.»

12h00 Sandwich sur le pouce
«J’ai généralement peu de temps à midi, alors je mange souvent Chez Abdel, un restaurant qui se trouve pile en face de mon studio. Il fait les meilleurs sandwichs au poulet que je connaisse.»

13h00 Shooting en studio
«Je travaille actuellement avec une créatrice de bijoux basée à Genève. Je dois photographier quelques pièces de sa collection. Il s’agit de broches magnétiques avec des facettes très réfléchissantes. Je passe pas mal de temps à régler ma lumière. C’est une étape importante de mon métier.»

16h00 L’heure des retouches
«La post-production peut durer des heures selon la demande du client. Récemment j’ai fini les retouches d’une séance photo que j’ai réalisée avec un célèbre DJ écossais. Il avait besoin de nouvelles images pour la presse et ses tournées.»

19h00 Passage à la pharmacie«Je me suis blessé ce matin en faisant du roller. Ça arrive tout le temps quand on pratique cette discipline. Avec l’expérience, on apprend simplement à ne pas se faire trop mal, mais tomber fait partie du jeu.»

Texte: © Migros Magazine | Nadia Barth

Auteur: Nadia Barth

Photographe: Nicolas Righetti