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29 juin 2015

Un rond de couleur peut en cacher un autre!

La preuve par cette expérience déconseillée aux daltoniens.

Lea et le matériel sur la table
Un résultat inattendu qui a de quoi donner le tournis...

Pour cette expérience, Léa a besoin d’un cylindre en carton solide (comme ceux que l’on trouve dans les ­rouleaux de cellophane ou de papier d’alu), d’un couteau à pain et de deux feutres (un rouge et un bleu).

Lea en train de couper le cylindre avec le couteau à pain.
Attention aux doigts!

A l’aide du couteau à pain (et d’un adulte), notre scientifique en herbe coupe le rouleau en ­carton à une longueur de 12 cm environ. Si vous n’avez pas le compas dans l’œil, utilisez une règle!

Léa dessine deux ronds sur le cylindre
Dessiner les deux ronds de couleurs différentes

Léa dessine maintenant deux ronds d’un centimètre de diamètre environ. Le premier, avec le feutre rouge, à l’un des bouts du ­rouleau. Le second, avec le feutre bleu, à l’autre extrémité.

Lea en train de poser son index sur le rond bleu.
Le résultat est bluffant!

Posez l’index sur le rond bleu et poussez d’un coup sec vers le bas pour faire tourner le rouleau. Quelle couleur est visible quand le cylindre tournoie? Et si vous appuyez sur le rond rouge? Bluffant.

Le phénomène

Ce tour est une affaire de vitesse! Une fois lancé, le rouleau ensorcelé tourne simultanément sur lui-même et autour de son axe vertical.

A l’une des extrémités du cylindre, ces deux rotations s’additionnent et le rond de couleur va trop vite pour que nos yeux puissent le voir. A l’autre bout, celui où l’on appuie pour lancer le rouleau, les rotations s’annulent en quelque sorte, permettant ainsi de voir le rond de couleur.

Texte © Migros Magazine – Alain Portner

Auteur: Alain Portner

Photographe: Mathieu Rod