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12 septembre 2016

Un verre, ça va...

Un verre, ça va... Deux verres, bonjour les dégâts! Décidément, on n’y voit goutte en matière de volume.

Chloé a troqué sa blouse de savante contre une panoplie de parfait barman.

1 Tiens, on dirait que Chloé a troqué sa blouse de savante contre une panoplie de parfait barman. Alignées devant elle, une bouteille remplie de sirop et deux flûtes à champagne encore vides.

2 A l’abri des regards curieux (on te voit Chloé!), notre scienti­fique prépare son pari. Plus précisément, elle remplit à ras bord l’un des deux verres. Attention, il ne faut pas que ça déborde!

3 Ensuite, toujours discrètement, elle transvase une moitié du contenu du premier verre dans le second. De sorte à avoir le même niveau de sirop dans les deux flûtes à champagne.

4 Voilà, c’est prêt! Chloé rameute son public et pose la question qui tue: si on vide le premier verre dans le second, est-ce que celui-ci va déborder ou ne pas déborder? Les paris sont ouverts...

Le phénomène

Comme le montre cette expérience, estimer un volume est beaucoup moins intuitif qu’évaluer une distance. A l’étape 4, on voit ainsi tout de suite que la hauteur remplie de liquide est à l’évidence beaucoup plus grande que celle qui est vide. Mais ce qui nous trompe, c’est que la forme de l’espace rempli est très différente de celle qui est vide. Donc, au contraire de la hauteur, il n’est spontanément pas aisé d’estimer les volumes de ces espaces qui sont pourtant identiques.

Texte: © Migros Magazine / Alain Portner

Auteur: Alain Portner