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1 février 2016

Une alimentation adaptée à bébé

Finis les temps de la carotte obligatoire à six ou sept mois. Désormais, les pédiatres comme les diététiciens préconisent de tenir davantage compte du rythme du nourrisson. Et de ses propres traditions familiales.

Le stress face à son petit enfant récalcitrant à tel nouvel aliment qu’il devrait absolument manger du haut de ses 8 mois fait désormais partie du passé. «Depuis 2009 déjà, selon la Société suisse de pédiatrie comme d’après la Société suisse de nutrition (SSN), il est préférable de tenir compte du degré de tolérance du nourrisson et des habitudes alimentaires familiales ou encore de la saisonnalité des aliments, plutôt que du calendrier», explique Laurence Margot, diététicienne responsable de Fourchette verte Vaud.

Jusqu’à 4 à 6 mois, bébé se contente de lait. Idéalement maternel, sinon en poudre. «Il reçoit alors tous les nutriments qui lui sont nécessaires.

Mais vers 6 mois, il devient important d’amener progressivement et en respectant son rythme d’autres aliments.»

On commencera par une petite cuillère de carotte – ou d’un autre légume – en purée. Chaque enfant est différent. Certains se montrent immédiatement avides de découvertes gustatives; à d’autres, il faudra un peu plus de temps. A ce sujet, Laurence Margot rappelle que de nombreux goûts passent dans le liquide amniotique.

A la naissance, suivant les préférences alimentaires de la mère, chaque nourrisson connaît déjà un certain nombre de goûts.»

Secundo, il convient parfois de présenter un nouvel aliment une quinzaine de fois avant qu’il trouve grâce à son palais.

Après deux ou trois jours, les parents peuvent proposer un second aliment, puis un troisième, etc. Au fil des semaines, on passe progressivement de la purée à des petits morceaux.

Et vers plus ou moins un an, l’enfant est prêt à manger le même repas que le reste de la famille, évidemment en adaptant les portions et la grosseur des morceaux.»

Naturellement, cela n’empêche nullement de continuer à allaiter en alternance. «De six mois à un an, on augmente progressivement les quantités contenues dans l’assiette en diminuant d’autant la quantité de lait au repas.» Et lorsque la quantité d’aliments solides représente environ 150-200 grammes, le lait peut être supprimé sous réserve que de petites quantités d’aliments riches en protéines (viande, poisson, œufs, etc.) et un peu d’huile (colza ou olive) ainsi que de l’eau à volonté soient proposés durant la journée.

Texte © Migros Magazine – Pierre Léderrey

Auteur: Pierre Léderrey

Photographe: Filipa Peixeiro