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29 février 2016

Une drôle de bulle

«Une fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête, ça n’existe pas! Pas plus qu’une bulle carrée! Et pourquoi pas?»

Chloé en train de souffler la bulle
Avez-vous déjà vu une bulle carrée?
chloé et le matériel préparé.
Chloé a réuni tout son matériel avant de se lancer dans l'expérience.

Après avoir réuni son matériel, Chloé prépare la solution pour faire des bulles de savon. Pour cela, elle mélange 2,5 litres d’eau, ½ cuillère à soupe de sucre, ½ cuillère à soupe de glycérine et 1,5 dl de produit de vaisselle.

Construction du cube avec des pailles.
Construire un cube de pailles

Pendant que la solution repose (idéalement durant 24 heures), notre chimiste s’attaque à la construction d’un cube. Elle coupe en deux six pailles et douze cure-pipes, puis forme quatre pyramides (voir la photo).

Les quatre pyramides sont assemblées grâce à des cure-pipes.
Les quatre pyramides sont assemblées grâce à des cure-pipes.

Chloé assemble les quatre pyramides, en glissant les cure-pipes dans les pailles comme sur l’image. Elle obtient ainsi un joli cube qu’elle va plonger dans la solution de savon avant de l’en ressortir doucement.

Des films de savon recouvrent maintenant les faces du cube. Chloé le secoue afin que ces pellicules forment une sorte de sablier. Et pour obtenir sa bulle carrée, elle souffle de l’air avec une paille au milieu du cube.

Le phénomène

Pourquoi les bulles de savon sont-elles rondes? A cause d’un phénomène que les savants appellent la tension de surface ou tension superficielle. En fait, lorsqu’on fait une bulle, cette dernière n’éclate pas tant qu’elle parvient à assurer un équilibre entre l es pressions qui s’exercent à l’intérieur et à l’extérieur de sa fine enveloppe de savon.

Or, le meilleur moyen pour résister à ces forces, c’est de prendre la forme la plus compacte, la plus petite possible, soit celle d’une sphère. Il faut donc «tricher» comme dans cette expérience pour obtenir une bulle carrée!

Texte: © Migros Magazine | Alain Portner

Auteur: Alain Portner

Photographe: Mathieu Rod