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21 mars 2016

Une peintre d’ici et d’ailleurs

Du Mozambique où elle a vécu, Eliane Monnier a ramené dans ses valises la passion du dessin et de la peinture. Aujourd’hui établie à Saint-Saphorin (VD), elle transmet sa vision d’un art ouvert à l’autre.

Eliane Monnier photo
Eliane Monnier a toujours aimé bricoler et se montrer créative.

Souvenirs d’Afrique

Lumières et couleurs, rencontres et cultures: les tableaux d’Eliane Monnier racontent son intérêt pour autrui et son goût de l’ailleurs. «Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé me montrer créative. Lors d’un séjour en Afrique du Sud, j’ai pris des cours d’aquarelle.» Après cette rencontre passionnée avec la peinture, les pinceaux ne la quitteront plus. «Entre 2002 et 2008, nous sommes allés vivre au Mozambique où mon époux, pasteur, est parti gérer un projet d’église.

La peinture m’a rapidement aidée à sortir mes émotions face à cette rencontre si stimulante avec un contexte si éloigné du nôtre.»

En Afrique, Eliane Monnier peint tous les matins, rencontre de nombreux artistes locaux. Après le retour de la famille en Suisse, il s'avère évident qu’elle ne reprendra pas son métier d’infirmière. «Mais je ne voulais pas passer la journée enfermée dans mon atelier. Je voulais échanger autour de l’art.» D’où la création, début 2014, de l’Atelier du baobab, à la fois cours, rando-croquis et carnets de voyages, histoire «d’aider les personnes à laisser tomber leurs barrières». Chacun peut y travailler son intention et son regard pour offrir une expression artistique personnelle. L’Atelier du baobab invite aussi à rencontrer l’autre dans sa réalité et donc à envisager le voyage autrement. Un joli nom pour un joli programme.

Une journée avec Eliane Monnier

7h00 Méditation «Je commence souvent la journée par un moment de méditation. Je lis un texte, biblique ou non, je m’accorde un moment avant d’être dans le faire.»

8h00 Administration «J’ai lancé les Ateliers du baobab début 2014 et là, je viens de lancer mon programme. Du coup, bien sûr, je reçois pas mal de messages ou de téléphones. Et puis il y a tout le côté purement administratif à gérer depuis que je travaille en indépendante.»

10h00 Atelier «Je suis en train de suivre une formation en dessin et peinture d’une journée par semaine pour approfondir les aspects théoriques et pédagogiques. Mon travail final porte sur l’exil et la migration.»

12h00 Dans une bulle«Quand je commence à travailler, je peux facilement sauter le repas de midi, grignoter sur le pouce et m’y remettre ensuite.»

15h00 Balade et photo«Nous avons la chance d’habiter la cure de Saint-Saphorin depuis juillet dernier. C’est évidemment une magnifique région à découvrir. Je vais quotidiennement me promener avec ma chienne et je prends des photos pour mon travail de peintre. Les lumières changeantes sur le lac, notamment, constituent une belle source d’inspiration.»

17h00 Musique «Je joue de la flûte traversière après avoir fait beaucoup de piano lorsque j’étais jeune. Mais lorsque nous avons commencé à voyager, la flûte s’est avérée beaucoup plus simple à transporter. Et ma mère en jouait aussi.»

19h00 Repas familial «En semaine, je prépare en général le souper en plus grande quantité pour qu’il serve aussi au lendemain midi. Le repas du soir est le moment où l’on se retrouve tous ensemble avec mon mari et mes trois grands enfants.»

Texte: © Migros Magazine | Pierre Léderrey

Auteur: Pierre Léderrey

Photographe: Christophe Chammartin