Archives
23 juillet 2012

Une semaine sans recharger la batterie

Sept jours avec seulement des petits trajets à effectuer: l’autonomie de la C30 100% électrique convainc.

La Volvo C30 Electric
La C30 a des réactions tout à fait honorables et plutôt surprenantes pour une voiture électrique. (Photo: DR)

Je suis ce qu’on appelle une «SPPF» autrement dit, une «sans place de parc fixe». Dans ma vie de tous les jours, je m’en accoutume plutôt bien. Cela demande un peu d’organisation, car il faut éviter de se faire amender en déplaçant sa voiture régulièrement, mais avec un véhicule conventionnel, on s’en sort très bien. Toutefois, lorsqu’on conduit une voiture électrique, comme la jolie Volvo C30 que j’ai eue en test cette semaine, il faut, en plus, penser à économiser sa batterie. En effet, je me suis trouvée bien embêtée, car je n’avais aucun moyen de recharger mon véhicule et j’avais sept jours à tenir.

Autant dire que je n’étais pas tranquille lorsque je faisais mes sempiternels tours de quartier à la recherche d’une zone de stationnement. La bonne nouvelle est que je pouvais tourner tant que je le voulais, mes émissions en CO2 restaient totalement nulles. Heureusement, je n’avais pas à me déplacer trop en dehors de Lausanne et je dois dire que l’autonomie de près de 150 km qu’offre la C30 était amplement suffisante pour les petits trajets que j’avais à faire.

La C30 a des réactions tout à fait honorables et plutôt surprenantes pour une voiture électrique. Par rapport à un modèle thermique, les accélérations ne se différencient que par leur bruit discret et le fait qu’elles soient linéaires, c’est-à-dire qu’on n’a pas d’à-coup à chaque changement de vitesse.

Autrement dit, la C30 n’a pas à rougir de ses performances face à un véhicule «normal». On pourrait croire qu’une voiture électrique souffrirait d’anémie et viendrait à manquer de dynamisme, eh bien, j’ai ressenti tout le contraire au volant de cette C30. L’œil rivé sur ma réserve d’énergie, je m’appliquais à conduire avec beaucoup de douceur, pour être sûre de tenir toute la semaine. Finalement, c’est très satisfaite et avec un petit capital de réserve que j’ai restitué la voiture, sans trop me restreindre dans mes déplacements quotidiens. Toutefois, il est vrai que si j’avais eu une prise à disposition pour recharger le véhicule à volonté, j’en aurais nettement plus profité!

Et dans la vraie vie, elle est comment cette voiture?

Le look

Alors que les voitures électriques d’autres marques arborent un look très différent des modèles à motorisation conventionnelle, chez Volvo, la C30 électrique ne se démarque quasiment pas de ses consœurs, mis à part le pot d’échappement inexistant. Un avant profilé, des formes aérodynamiques ainsi qu’un arrière-train singulier et original, une vraie Volvo dans les moindres détails.


La technologie à bord

Un système de navigation, la surveillance BLIS qui prévient lorsqu’une voiture se trouve dans l’angle mort, un radar de stationnement à l’arrière pour aider aux manœuvres, des phares directionnels actifs double xénon ABL, des feux de jour à LED, un système audio High Performance avec prise USB et un système Keyless pour verrouiller, déverrouiller et démarrer la voiture sans sortir la clé de sa poche!


Le tableau de bord est rès épuré et, contrairement aux motorisations conventionnelles de chez Volvo, assez pauvre. (Photo: DR)
Le tableau de bord est rès épuré et, contrairement aux motorisations conventionnelles de chez Volvo, assez pauvre. (Photo: DR)

Le tableau de bord

Très épuré et, contrairement aux motorisations conventionnelles de chez Volvo, assez pauvre. La raison? Ne pas «gaspiller» l’énergie inutilement avec des écrans lumineux trop gourmands. Toutefois, toutes les fonctions basiques sont présentes: ventilation, système audio, connectivité Smartphones et même sièges chauffants.


Le système est basique et intuitif, le conducteur peut ainsi agir sur sa consommation en adaptant ses accélérations aux indications données. (Photo: DR)
Le système est basique et intuitif, le conducteur peut ainsi agir sur sa consommation en adaptant ses accélérations aux indications données. (Photo: DR)

Les cadrans

Un design minimaliste, une fois encore par souci d’économie, et un compte-tours remplacé par un indicateur de gestion d’énergie. Le système est basique et intuitif, le conducteur peut ainsi agir sur sa consommation en adaptant ses accélérations aux indications données.


Le pommeau se meut sur trois positions: marche avant, marche arrière et position neutre. (Photo: DR)
Le pommeau se meut sur trois positions: marche avant, marche arrière et position neutre. (Photo: DR)

Le pommeau de vitesses

Il n’y a pas de vitesses à proprement parler, car celles-ci sont passées de manière totalement linéaire. Le pommeau se meut sur trois positions: marche avant, marche arrière et position neutre. Difficile de faire plus simple!