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30 mars 2015

Une sportive de charme

L’Alfa Romeo Giulietta est certes particulièrement bien dessinée, mais c’est aussi une redoutable athlète.

L’Alfa Romeo Giulietta photo
L’Alfa Romeo Giulietta semble être taillée pour le terrain arpenté, un peu à l’image de ces coureurs de triathlon.

Il y a des voitures qui charment au premier coup de phares, c’est le cas de l’Alfa Romeo Giulietta. La belle italienne attire regards et compliments avec son magnétisme hypnotisant. Oui, la Giulietta est particulièrement bien dessinée, avec ses lignes qui mêlent un style résolument actuel et une classe d’antan délicieusement rétro. Mais dame Juliette n’est pas qu’une silhouette, c’est aussi une redoutable athlète. J’ai testé le véhicule dans de nombreuses configurations.

A la montagne avec un coffre plein comme un œuf, sur autoroute évidemment, en ville dans des ruelles qu’on hésite à prendre tant elles sont serrées et dans des zones rurales où le chemin n’était pas toujours goudronné. Eh bien à chaque fois l’Alfa Giulietta semblait être taillée pour le terrain arpenté, un peu à l’image de ces coureurs de triathlon.

Ce qui m’a le plus marquée? Sa souplesse, son dynamisme et sa consommation paradoxalement basse. Mais comment fait-elle pour être toujours parfaitement apprêtée en toute circonstance me direz-vous? Giulietta a un secret: une petite manette qui permet de sélectionner un mode de conduite. Normal, dynamique ou «tous temps», elle saura tour à tour faire preuve de mordant ou d’une adhérence sans reproche. Il incombe alors au conducteur de jouer avec le sélecteur et d’activer le mode adéquat en fonction de la situation.

Beauté intérieure

En ce qui concerne sa beauté intérieure, les sièges sont accueillants et l’ambiance feutrée, quoiqu’un peu sombre, mais le problème de luminosité de l’habitacle est récurrent dans la catégorie des citadines sportives. Un seul regret, bien qu’elle soit dotée de commande vocale, de radars de stationnement et d’un système multimédia, il manque quelques-unes de ces technologies sécuritaires qui commencent à se banaliser comme la surveillance d’angles morts, l’alerte anti-franchissement de ligne ou encore un éclairage adaptatif.

Et dans la vraie vie, elle est comment cette voiture?

Trois modes de conduite

A côté des entrées USB et AUX se trouve un petit sélecteur chromé qui permet de passer très facilement d’un mode de conduite à un autre. En mode Dynamic, le moteur et les freins réagissent plus rapidement et la direction est plus sportive. Quand le sélecteur désigne la modalité All weather, la voiture s’adapte mieux aux sols à faible adhérence et le système se met en alerte pour anticiper l’intervention des dispositifs électroniques de sécurité. Enfin, en mode Normal, la consommation est optimisée et le comportement plus doux.

Le tableau de bord

Le tableau de bord photo.
Le tableau de bord.

A l’intérieur les lignes sont gracieuses. La console bicolore (marron clair et noire) est légèrement incurvée et exprime une finesse et une élégance rares. Les instruments cerclés de chrome et le volant dont le cœur prend la forme d’un diamant s’intègrent parfaitement dans l’ensemble. Les matériaux sont de bonne facture même si certains plastiques durs auraient mérité un toucher plus fin. Le bloc qui comprend un écran couleur 5’’ est particulièrement intuitif et permet d'accéder à de nombreuses fonction comme la navigation, les fonctions audio haute qualité ou encore l’interface Bluetooth.

Le look

Avec sa petite calandre pincée en forme de triangle et ses gros phares espacés, la Giulietta affiche une bouille attachante qui semble rire malicieusement. Résolument sportive avec sa carrosserie taillée vers l’avant et son profil musclé, elle est aussi unique que racée. Le petit plus, les poignées des portes arrière dissimulées dans les montants des fenêtres pour un effet coupé très réussi!

L’habitacle

L'habitacle photo.
L'habitacle.

La Giulietta est une 5 places sportive, ce qui fait que l’espace aux jambes à l’arrière n’est pas le plus vaste du secteur, mais les passagers ne se sentent pas étriqués pour autant. La place centrale sera volontiers sacrifiée au profit du large accoudoir dissimulé dans son dossier pour un effet lounge très appréciable. Avec sa nouvelle insonorisation, son ambiance feutrée et ses sièges en cuir enveloppant, on s’y sent comme dans un cocon.

Le coffre

En général, le coffre des voitures sportives n’est pas leur atout principal, mais la Giulietta s’en sort relativement bien avec un volume minimum de 350 litres qui passe à 1045 lorsque la banquette est rabattue. Suffisant pour les courses du quotidien comme pour les vacances avec du matériel moyennement encombrant.

Texte © Migros Magazine – Leïla Rölli

Auteur: Leïla Rölli