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15 avril 2013

Unité de mesure: le pied ou le mètre?

A l'heure actuelle dans le monde, seuls trois pays prennent leur pied à ne pas utiliser le système métrique international: les Etats-Unis, le Libéria et la Birmanie.

C’est pas le pied, ça ne l’est plus: dans nos européennes contrées, c’est le mètre qui est utilisé pour mesurer la longueur-largeur-hauteur des choses. Mais depuis à peine plus de deux siècles seulement.

Avant, on comptait en pouces ou en pieds – qui valaient chacun douze pouces, soit environ 30 centimètres – des unités de mesure différentes selon les pays, les régions, et même le bon vouloir des seigneurs qui définissaient les poids et mesures.

Bref des longueurs en référence à l’homme. Et comme aucun homme n’est égal, on prenait Sa Majesté comme référence. Peu après la Révolution française qui a descendu le brave monarque de son trône, les Français ont voté la suppression des anciennes mesures et applaudi des deux mains un système unique qui comprend le mètre, le kilo, la seconde… En 1875, la Suisse et dix-sept autres Etats, dont ses voisins, l’adoptaient.

Comment ont-ils (les scientifiques de l’époque) défini le mètre cette fois? L’homme n’étant pas fiable, ils ont pris la terre. La première définition du mètre (1799) parle d’un dix-millionième du méridien terrestre, entre le pôle Nord et l’équateur. Ils ont matérialisé la longueur dans une barre de métal: le mètre-étalon. Pour faire encore plus stable, la Conférence générale des poids et mesures de 1983 a déterminé le mètre comme la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 de seconde.

Or donc, on a le mètre, on a le kilo: le second est lié au premier, car il correspond à 1 décimètre cube d’eau… C’est simple, c’est universel. Ou presque. Encore aujourd’hui, trois pays refusent d’utiliser ce système métrique international: les Etats-Unis, le Liberia et la Birmanie. Le Royaume-Uni n’a lâché son pouce pour le mètre qu’en 2004. Encore que cela dépende du domaine. Le système métrique progresse dans les milieux scientifiques, techniques ou médicaux des pays anglo-saxons depuis les années 70, mais les Britanniques, par exemple, chérissent la tradition de leur système impérial pour le quotidien.

Je ne vous parle même pas des autres unités de mesure de la navigation, de l’aviation ou des liquides anglo-saxons... Un gallon américain c’est 3,785 litres, une barrique de pétrole 158,9843 litres…

Auteur: Isabelle Kottelat