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29 septembre 2016

Vélo électrique: je m’y mets demain

Entre pollution, bouchons et transports publics bondés, qui n’a pas pensé à adopter ces cycles à assistance électrique. Une mobilité douce, bien moins polluante. Mais qu’en est-il au quotidien?

Notre journaliste et le conseiller dans le magasin
Notre journaliste (à dr.) peu avant de se mettre en route.

Demain, je m’y mets. Je laisse ma voiture (ou mon scooter) au garage, et je vais travailler à vélo électrique. Le genre de bonne résolution à requinquer à la fois ma condition physique et celle de notre planète.

Car même avec l’aide d’un moteur placé dans le pédalier ou, comme dans notre Stromer d’essai, dans l’essieu arrière, il s’agit toujours d’actionner les pédales pour avancer. C’est pourquoi on parle de vélo à assistance électrique.

Dès une dizaine de kilomètres par jour déjà, les bienfaits sur la forme sont indéniables. Et ce sera tout ça d’émission d’oxyde de carbone évitée. En théorie, l’usage du vélo électrique pour les trajets urbains et périurbains semble n’avoir que des avantages et est convaincant lors d’un essai de quelques kilomètres.

Mais ce type de vélos, pour lequel il faut tout de même prévoir un budget entre 1500 et 2000 francs pour une certaine qualité, se montre- t-il autant à la hauteur sur la durée?

Aurais-je vraiment l’énergie de pédaler au sortir d’une journée chargée? De me lever un peu plus tôt pour aller au travail en selle?

D’enfiler une tenue imperméable aux premières gouttes, voire d’arriver un peu transpirant à ma réunion? Ne vais-je pas oublier de charger ma batterie tous les deux, trois voire quatre trajets? Beaucoup renoncent suite à ces questions.

Mise en situation sur le terrain

Pour en avoir le cœur net, nous nous sommes mis en route pendant plusieurs semaines, entre découvertes et déconvenues. Notre choix s’est donc porté sur le Stromer ST2 (6900 francs tout de même), modèle le plus vendu de la marque établie à Berne. Stromer a placé la technologie d’assistance électrique dans le moyeu de la roue arrière.

Baptisée Synodrive, ce moteur possède des aimants autour desquels tournent les bobines. «Souvent, c’est le contraire, note Eric Werck.

Plus compliqué à fabriquer, ce système offre un meilleur refroidissement et un gain en puissance.»

Les aspects techniques

Il existe trois tailles de cadre: 17, 20 et 22 pouces. Les roues font 26 pouces et le vélo offre vingt vitesses grâce à un double plateau avant. Sur la version (encore plus) luxe ST2s, ces dernières se passent électroniquement.

Ici, nous avons affaire à un dérailleur Shimano, avec un passage des vitesses à la fois doux et précis.

Le vélo pèse lourd: 26 kilos, dont près de 5 kilos pour le «joli lingot» de la batterie, il vaut donc mieux ne pas devoir le pousser trop longtemps. La batterie est située dans le cadre du vélo et s’insère dans un logement que l’on peut fermer à clé. Curieusement, lorsque la batterie en est extraite, ce dernier doit être refermé à l’aide d’une attache velcro.

La batterie est retirée de son logement dans le cadre.
La batterie amovible peut être chargée loin du vélo, par exemple au bureau....
La batterie est rechargée grâce à un câble branché sur le cadre du vélo.
... ou, à choix, directement sur le cadre.

La recharge peut se faire avec la batterie ou directement sur ledit cadre. Un écran (tactile, s’il vous plaît!) affiche le degré de charge, mais aussi une foule d’autres informations à paramétrer selon ses besoins.

Ultime raffinement, une application pour smartphone permet aussi un blocage électronique à distance. Ainsi, le ST2 se bloquera s’il est déplacé de quelques mètres. Son GPS intégré peut en outre permettre de le retrouver, même si M-way conseille, pour plus de sécurité, d’utiliser également un antivol classique.

La veilleuse à LED en forme de U, typique de la marque Stromer, s’allume au démarrage. Le ST2 est livré avec des phares arrière et avant très puissants, que l’on peut aussi éteindre.

Avant de monter en selle, Eric Werck nous dispense encore quelques explications autour du fonctionnement et du chargement de la batterie: bien la protéger de températures en dessous de 5 °C, on peut la charger aussi souvent qu’on le souhaite. Entièrement vide, elle sera pleine à 80% après quatre heures de recharge.

Texte: © Migros Magazine | Pierre Léderrey

Auteur: Pierre Léderrey

Photographe: Jérémy Bierer