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Acroyoga ou la méditation démultipliée

Le yoga se décline désormais en versions parfois aériennes, souvent acrobatiques. De l’acroyoga au Body Fly, on le pratique désormais à deux ou avec son hamac.

Il est couché sur le sol, jambes levées et tendues, et elle s’arc-boute, tel un scorpion en équilibre. Il est le socle et elle s’envole. Fluide, léger, le couple enchaîne les postures, bras tendus le long des hanches, dos cambré, corps lancé comme une flèche. Les figures se suivent dans un flux harmonieux, qui devient presque une sorte de danse aérienne.

Spectacle de cirque? Non, Patrick Nolfo et son épouse Ardiana, 45 et 36 ans, font en fait une démonstration d’acroyoga. Cette discipline, importée des Etats-Unis, est la dernière tendance bien-être à la mode, un mélange de yoga, d’acrobatie et de massage thaï. «Quand j’ai ouvert le centre de yoga en 2001, à Montreux, je proposais déjà des cours de ‹partenaire yoga›. Le nom a simplement changé», explique le maître des lieux.

Le principe du jeu: trouver l’équilibre en duo. Il faut, pour chaque posture, que l’un soit le support, généralement l’homme, tandis que l’autre, souvent la femme, joue la voltigeuse ou flyer. Un troisième larron, le spotter, assure généralement la sécurité du tandem. S’il est important que la base soit solide, les deux partenaires peuvent tout à fait inverser les rôles suivant les poses.

Sans confiance, ça ne marche pas. Il faut de la fluidité, de la technique et de la complicité. Ensuite, la joie viendra avec la pratique.

Et là, c’est vraiment magique», sourit Ardiana, regard bleu traversant et silhouette tonique.

L'acroyoga se pratique à deux, voire même à trois!

Le succès de l’acroyoga est tel que le couple propose des ateliers de trois heures d’affilée le week-end et des retraites en Italie ou ailleurs sur plusieurs jours. «Beaucoup de couples s’inscrivent, mais aussi des mères avec leurs filles, des amis ou des gens seuls. Ce n’est pas un problème, puisqu’on travaille toujours en équipe de trois.»

Les puristes aiment pratiquer en pleine nature, où de nouvelles communautés se créent pour des jams (terme anglais signifiant «séance improvisée»). Les figures sur l’herbe peuvent accentuer le sentiment de liberté, mais Patrick Nolfo prévient: «Gare à l’amateurisme et aux accidents.

Même quand on pratique chez soi, il vaut mieux prévoir une marge de sécurité pour éviter de chuter sur un coin de table.»

L’élargissement d’un répertoire classique

L’acroyoga, aussi ludique qu’il paraisse, est une forme exigeante de yoga. «La technique est très importante. En tant que base, c’est l’ossature qui porte et non les muscles. Mais la force de la ceinture abdominale est primordiale», précise le yogi.

L'acroyoga donne au yoga un côté très artistique.

La plupart des postures sont «travaillées à deux pour gagner en souplesse». On reconnaîtra les figures classiques de l’oiseau, du trône, du chameau ou du cobra royal… Certaines poses sont des combinaisons de deux postures imbriquées. Belle œuvre d’art que ces corps qui se lient et se délient avec grâce. Et méditation:

Pour profiter des bienfaits de chaque posture, les asanas sont tenues entre dix et trente secondes.»

On retrouve donc tous les avantages de cette pratique millénaire: apprendre à respirer pour libérer les tensions mus­culaires, dénouer les angoisses, tonifier l’organisme, étirer et ouvrir la cage thoracique pour une meilleure vitalité.

Ce n’est pas une pilule magique. C’est l’entraî­nement qui donne des résultats!

lance Patrick Nolfo, qui passe plusieurs mois par année en Asie pour enseigner cette hygiène de vie.

Thérapie de couple? «Je ne sais pas si les couples qui viennent sont en crise…

En tout cas, l’acroyoga pourrait être une forme de thérapie intéressante. On (ré)apprend à se toucher, à se faire confiance et à communiquer avec la parole et les yeux»,

assure en chœur le duo, qui ne doute pas une seconde que cette forme de yoga survivra aux effets de mode.

Texte: © Migros Magazine | Patricia Brambilla

 

Publié dans l'édition MM 37
12 septembre 2016

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Le hamac autrement

Que peut-on faire avec un hamac large de 2 m 50 si ce n’est une sieste à l’ombre d’un cerisier? Du Fly Yoga, pardi! C’est une des dernières tendances en matière de méditation acrobatique, qui fleurit un peu partout en Suisse romande.

Le hamac permet de prendre des postures de yoga sans appui au sol. Il facilite les figures, soulage les articulations et la colonne vertébrale.

De plus, cette approche s’adresse à tous, même aux débutants, qui pourront se laisser porter par le tissu», explique Carole P., enseignante de Fly Yoga à Crissier (VD). Cette discipline aérienne serait utile à la fois pour le renforcement musculaire, le gainage la souplesse, bref, de quoi travailler ses asanas tout en volant comme un oiseau.

Variante tendre et ludique avec le tissu, on trouve aussi des cours de Fly Yoga pour mère et enfant.

L’idée est de permettre des moments de douceur avec son fils ou sa fille, de souligner le lien dans une parenthèse de zénitude»,

précise Carole P. On s’emballe à deux, on se laisse bercer, tout en essayant quand même des postures de yoga. Adapté aux enfants entre 4 et 12 ans, ce nouveau cours démarre en septembre, tous les mercredis matin à Crissier.

Infos:


www.pole-emotion.ch www.naturoyoga.ch
www.iamfit.ch
www.aerialdancegeneva.ch
www.ecole-club.ch

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