29 mai 2017

Blockchain ou l’hypersécurité

Bitcoin et ether bientôt dans toute l’économie? Ces technologies de stockage numérique et de transmission proposent une sécurité maximale sans aucun intermédiaire.

Illustration symbolique de monnaies virtuelles
Une fondation 
zougoise lance une cryptomonnaie baptisée «ether».Photo: Istock

En matière de cryptomonnaie, il y avait le bitcoin. Il est désormais en passe d’être concurrencé par l’ether lancé par la fondation zougoise Ethereum. Le protocole développé pour cette seconde monnaie virtuelle s’avère, paraît-il, plus évolué et plus efficace que celui de sa «vieille» concurrente.

Mais toutes deux utilisent le même principe de fonctionnement: un registre informatique décentralisé dans lequel chaque bloc informatique conserve automatiquement une trace de transaction. Ce qui le rend, en théorie, infalsifiable et assure la stabilité de ces monnaies virtuelles.

Promesse de confiance

C’est ce que l’on nomme la technologie de la blockchain, soit une technologie de stockage et d’information «transparente, sécurisée et fonctionnant sans organe central de contrôle», selon la définition de Blockchain France.

En gros, il s’agit de milliers d’ordinateurs individuels interconnectés participant à une unique base de données globale et publique. On pourrait comparer cela à un immense tableau Excel dans lequel on entrerait les données souhaitées et auquel tout le monde aurait accès.

Selon ses précurseurs, la blockchain n’est rien d’autre que «la promesse de se faire confiance, sans se connaître et sans intermédiaire», puisqu’en effet les transactions de ventes ou d’échanges se réalisent entre utilisateurs. Nul besoin d’une banque, d’une entreprise ou de pouvoir public: chaque bitcoin ou ether s’échange directement.

Comment? Chaque utilisateur dispose d’une clef informatique publique (correspondant peu ou prou à une adresse postale) et d’une autre privée (l’équivalent de sa signature). Pour démarrer une transaction, il initie sa clef privée et envoie un montant à la clef publique d’un autre utilisateur.

A part les identités réelles, tous les détails sont conservés. Ce qui rend a priori impossible l’introduction de fausse monnaie ou leur double utilisation puisqu’avant d’être validé, chaque échange est vérifié par le système lui-même qui s’autocontrôle en permanence.

De plus en plus d’adeptes

A noter qu’outre la cryptomonnaie, le principe de la blockchain commence à faire des émules. Certaines écoles l’utilisent pour certifier leurs diplômes. Et comme nous en avions parlé lors de sa sortie, le studio de jeux vidéo romand Everdreamsoft l’a employé pour son jeu sur plateforme mobile baptisé Spells of Genesis. Les experts promettent très prochainement des applications – voire une révolution – dans l’immobilier comme dans les biens de luxe ou encore l’art.

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