28 avril 2018

Dure à avaler

Le chat-chat à son pépère.

Avoir ou ne pas avoir de chatons, telle est la question (Photo: Yago Hernandez)
Avoir ou ne pas avoir de chatons, telle est la question. (Photo: Yago Hernandez)
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«Bon, il va sérieusement falloir parler de l'avenir de Zouc. Est-ce que l'on veut vraiment qu'elle ait une descendance?» J'ai attaqué la discussion entre la poire et le fromage. «Il y a déjà 1,5 millions de minous en Suisse, soit grosso modo un pour cinq habitants, moi je trouve que ça suffit!»

Avec cet argument massue, je pensais le débat clos. Je suis vraiment un gros naïf. «Papa, tu ne veux quand même pas la faire stériliser!» «Chéri, tu trouves ça juste de priver une chatte de cette expérience?» A quoi, j'ai rétorqué: «De toute façon, la castration sera bientôt obligatoire!»

Devant la mine déconfite de mes interlocuteurs, j'ai développé: « Oui, oui, deux associations suisses-alémaniques ont lancé une pétition et récolté plus de 100 000 signatures pour que l'on mette fin à la propagation sauvage des félins dans nos villes et campagnes.»

«Mais moi, j'aimerais bien que Zouc ait des petits.» J'en ai remis une couche. «Vous saviez qu'environ 100'000 de ces bestioles sont abandonnées, noyées ou assommées chaque année parce que personne n'en veut!» A voir la tête de mes contradicteurs, je me dis que j'y suis peut-être allé un peu fort… Ce que me confirme ma douce d'un simple regard assassin.

Alors, j'ai mis un peu d'eau dans mon vin. « Il y a peut-être une solution intermédiaire!» Les voilà qui se mettent à me contempler comme si j'étais le Messie venu multiplier les chatons. «La pilule!» Mon fils rechigne. Sa mère accepte le consensus du bout des lèvres avant de susurrer à mon oreille: «Tu sais, ce n'est que partie remise…».

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