9 juin 2018

Paix à leurs âmes

Le chat-chat à son pépère

Le garde-manger secret de Zouc. (photo: Yago Hernandez)
Le garde-manger secret de Zouc. (photo: Yago Hernandez)
Temps de lecture 2 minutes

Depuis l’épisode précédent, je sauve les musaraignes à la pelle. À se demander si ce n’est pas à chaque fois la même bestiole qui se laisse attraper par Zouc pour pouvoir grignoter ensuite mon délicieux Gruyère. On m’y reprendra à faire des B.A.!

Oui, j’ai vraiment l’impression de me faire mener en bateau par un rongeur particulièrement retors, gourmand et audacieux. Parce que moi, je n’essaierais pas de jouer les trompe-la-mort avec un chat équipé d’incisives et de griffes assassines. Est-ce que je souffre de paranoïa? Peut-être un chouïa…

Enfin, la semaine dernière, j’ai quand même attrapé trois fois de suite une de ces boules de poils. Les deux premières grâce à ma souricière improvisée (vous savez le vase avec un bout de fromage au fond) et la dernière sans l’aide d’aucun artifice, juste en la saisissant prestement par la queue. Celle-là a d’ailleurs été privée de goûter. Bien fait pour elle!

Puis, plus rien les jours suivants. À l’exception d’une odeur suave, persistante, un brin écœurante provenant du sous-sol. Inspection en règle des lieux. Que dalle! Nada! Bernique!... Sauf ces émanations désormais fétides, pestilentielles qui n’auguraient rien de bon.

Il a fallu le flair de ma douce moitié pour découvrir le pot aux roses. N’y tenant plus, tant l’endroit était devenu irrespirable, elle a fouillé chaque recoin de la pièce, déplacé chaque meuble, écarté chaque rideau pour finir par pousser notre chatte qui somnolait sur une couverture. Couverture qui s’est révélée servir de… suaire à MA musaraigne ainsi qu’à deux de ses copines.

Nous ne les avons pas enterrées en bonne et due forme. Elles ont fini dans le compost au fond du jardin avec les restes de Gruyère. Paix à leurs âmes!

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