26 mai 2018

Pamela Anderson et moi

Le chat-chat à son pépère

L'art et la manière d'empêcher Zouc de jouer avec la nourriture. (Photo: Yago Hernandez)
L'art et la manière d'empêcher Zouc de jouer avec la nourriture. (Photo: Yago Hernandez)

Ce matin, j’ai sauvé une musaraigne. Oui, oui, je lui ai carrément sauvé la vie comme le fait quotidiennement Pamela Anderson dans Alerte à Malibu (à l’instar des implants en silicone de ladite starlette, mes références datent de la télé à tube cathodique)! Sauf que je ne portais pas de maillot de bain moulant et que je n’ai pas eu à me mouiller pour l’arracher aux griffes de Zouc.

D’abord, j’ai flairé l’embrouille quand j’ai vu notre chasseuse à l’affût, face à une étagère. Mes soupçons se sont confirmés quand je me suis approché à pas de loup et que j’ai entendu de petits couinements plaintifs. Mon cœur a fait boum! L’existence de cette bestiole de poche était entre mes mains. Qui sait, peut-être était-elle la réincarnation de Mère Teresa ou de Charles Trenet? Il fallait donc impérativement la tirer de là, empêcher notre chatte de jouer avec la nourriture.

Ensuite, j’ai bricolé un piège avec un vase et un morceau de Gruyère. Classique. Trop sans doute pour mon rongeur qui n’a même pas daigné montrer le bout de son museau pour humer le délicat fumet. Comme je n’ai pas la patience d’un pêcheur du dimanche, je me suis armé d’une règle pour obliger l’animal à entrer dans la souricière. Mais c’était oublier le félin tueur qui cherchait, lui aussi, à se saisir de cette proie avec ses pattes griffues. Heureusement, la vue de l’aspirateur – l’un de ses pires ennemis avec le vétérinaire – a suffi à l’éloigner.

Enfin, j’ai capturé l’innocente créature, une mignonne musaraigne. Elle était désormais prisonnière de ma cage de verre. J’étais tellement fier de moi que j’ai failli faire le tour du quartier en exhibant mon trophée. Failli seulement, faut pas délirer! J’ai laissé cette petite boule de poils tremblotante grignoter un bout de fromage avant de la «LIBÉRER, DÉLIVRER» (Disney, sors de ma tête!). Quelques pas hésitants, puis elle s’est faufilée dans un buisson et a disparu à jamais.

J’ai alors éprouvé la même émotion sans doute qu’un scout aidant une grand-mère à traverser un passage piétons (que les anciens louveteaux de la rédaction me pardonnent cette audacieuse comparaison!). Et depuis, je ne sais pas trop pourquoi (ahahah!), Zouc me fuit, boude, fait la gueule... Que voulez-vous, les héros ordinaires – comme Pamela et moi – restent parfois incompris! C’est cruel, mais c’est ainsi.

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