29 juillet 2017

Un Sibérien ou rien?

Le chat-chat à son pépère.

Alain Portner et sa squatteuse aux dents longues. (Photo: Yago Hernandez)
Alain Portner et sa squatteuse aux dents longues. (Photo: Yago Hernandez)
Temps de lecture 2 minutes

Ben voilà, j’ai craqué! Comme les élus UDC après une votation perdue, j’ai accepté avec fair-play et sans broncher le verdict populaire. Mais je n’étais pourtant pas encore arrivé au bout de mes peines. Je venais d’avaler une couleuvre, restait encore à la digérer…

Parce que maintenant, il fallait dégotter le félin sans faille et sans reproche, celui approuvé par le pédiatre qui suspectait une possible allergie chez notre enfant. Après quelques clics, nous ciblons le candidat idéal: le Sibérien, aussi touffu que costaud. Et surtout, l’un des chats les plus hypoallergéniques (mais pas les moins chers!) du marché.

Recherches internet, coups de fil… Enfin, nous tombons sur un éleveur qui est d’accord de nous céder l’un de ces précieux chatons. Une visite est agendée au week-end suivant. Agacement chez moi, excitation chez les autres.

Le jour J, nous sonnons à la grille d’une villa. Le maître des lieux s’avère aussi ouvert et sympathique qu’une porte de goulag. Il nous «invite» à retirer nos chaussures, puis nous tend un flacon de désinfectant (c’est vrai, je vous jure!). On s’en badigeonne les mains.

Des chats partout, une odeur incommodante qui flotte dans l’air, les chaussettes qui collent au parquet… Et le pompon, c’est que ce maton exige encore d’inspecter notre logis (question d’hygiène, sans doute) avant d’avaliser le transfert de l’un de ses pensionnaires!!?

C’en est trop! Nous déguerpissons et je chantonne au retour – pas mécontent finalement de la tournure des événements – «Non, Sibérien de rien, je ne regrette rien».

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