16 septembre 2017

Coline Sirman, une sportive de poids

47 kilos maximum sur la balance, mais 120 au soulevé de terre: la Genevoise Coline Sirman vit à fond sa passion du «Powerlifting».

coline sirman
Coline Sirman s'impose une discipline de fer.
Temps de lecture 3 minutes

Lorsque l’on rencontre Coline Sirman, elle est en phase finale de préparation d’une compétition qui doit se dérouler au Luxembourg. Du «Powerlifting», force athlétique en français, dans la catégorie des moins de 47 kilos. «J’ai un peu pris du poids après mon championnat du monde de juin dernier. Je dois perdre 3 kilos, en prenant garde à ne pas éliminer trop de muscle», sourit la jolie blonde de 27 ans. Petite silhouette hyper affûtée et tatouages à foison, la jeune Genevoise se consacre entièrement à ce sport «qui correspond à trois mouvements de l’haltérophilie: le squat, le développé couché et le soulevé de terre. Les charges sont plus lourdes, l’amplitude logiquement moins importante.»

Et pour parvenir à arracher du sol près de 120 kilos, soit plus de deux fois et demi son poids, cette ancienne grimpeuse s’impose une discipline de fer. Et l’essentiel de sa vie se déroule désormais autour de sa salle du Lignon où elle officie comme coach privée lorsqu’elle ne s’entraîne pas pour elle-même. «Trois fois par semaine en temps normal, mais cinq fois à l’approche d’une compétition.»

Elle qui vient de la grimpe, c’est un peu le hasard qui l’a amenée au «Powerlifting». «C’était en 2015. J’étais la seule fille. On m’a montré le développé couché. Et je ne suis plus jamais repartie», raconte celle qui fut, en mars dernier au Danemark, la première femme à représenter la Suisse. C’était aux championnats d’Europe de cette discipline si peu répandue dans notre pays qu’elle a payé elle-même son maillot national.

C’est clair, en Suisse, le seul moteur reste la passion.

Une passion qui n’empêche pas le respect de soi et une certaine éthique de vie: Coline Sirman est végane depuis dix ans, et ne consomme donc aucune protéine animale. Plutôt rare dans le milieu. «Et je compte bien démontrer que contrairement aux idées reçues un sport de force ne rime pas forcément avec viande.» Ou absence de féminité, d’ailleurs.

Une journée avec Coline Sirman

7h30: Pesée
«C’est le réflexe du matin: à 7h30, je me pèse. Et j’envoie les données à mon coach.»

8h: Bain glacé
«Je prends un bain d’eau très froide, où j’ajoute parfois des glaçons. Trois cycles de sept minutes dedans, trois minutes dehors. Ça s’appelle de la cryothérapie et c’est excellent pour que les muscles retrouvent du pep.»

9h: Véganisme
«Je prépare mes repas de la journée. Chaque gramme compte, surtout comme en ce moment où je prépare une compétition. Je suis végane depuis dix ans, et ne consomme donc aucune protéine animale. Et je compte bien démontrer que, contrairement aux idées reçues, un sport de force ne rime pas forcément avec viande.»

13h: Poids lourds
«A la salle du Lignon, je m’entraîne trois fois par semaine en temps normal, mais cinq fois à l’approche d’une compétition. Le ‹Powerlifting› demande de la technique, de la force mais aussi de l’explosivité.»

Agenda
«Il me suit partout et toute la journée. Seule une toute petite partie de la page journalière est consacrée aux rendez-vous. Le reste me sert pour noter les détails de mes entraînements.»

17h: Coaching
«J’officie également en tant que coach. En ce moment, je m’occupe notamment d’un jeune de 14 ans qui fait de gros progrès.»

19h: Peinture

«Ça se voit je pense: j’aime beaucoup certains univers du tatouage et le monde du graphisme. Je réalise des motifs pour la marque RForce8, la marque d’habits créée par le champion genevois de motocross Marc Ristori.»

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