16 avril 2018

Comment rendre son chien heureux

Un chien, il faut lui consacrer du temps. Le promener, jouer avec lui, l'éduquer... Son bonheur en dépend. Voici onze conseils pour rendre son compagnon à quatre pattes heureux.

chien
Avant de craquer pour un chien, il s’agit donc de réfléchir à l’implication quotidienne que sa présence exigera. (Illustration: Amélie Buri)

Il suffit de jeter un coup d’œil autour de soi pour le remarquer: le nombre de chiens est en augmentation. Surtout celui des mini-­modèles, qui pointent souvent le museau au coin d’un sac à main ou de sport. Le problème, c’est que, «depuis l’arrêt des cours obligatoires en janvier 2017, on assiste à nouveau à une recrudescence des abandons», déplore Sonja Tuscher, comportementaliste et coach canine.

Avant de craquer pour un chien, il s’agit donc de réfléchir à l’implication quotidienne que sa présence exigera. Puis, si on est devenu propriétaire d’un toutou, de mettre tout en œuvre pour que ce dernier soit heureux – et donc sociable avec les humains et ses congénères, mais aussi calme et joueur. Car quelle que soit leur taille, les chiens ont besoin d’un bon équilibre entre promenades, jeux, éducation et sommeil – sous peine de se transformer en boules de nerfs bruyantes et agressives.

1. Analyser honnêtement son envie

Avant tout, il est nécessaire de se poser une question essentielle: pourquoi veut-on un chien? La raison est-elle valable? «Il faut que les gens analysent honnêtement leur réponse: si c’est pour se forcer à sortir alors qu’on n’aime pas le faire, parce qu’on se sent seul, qu’on veut faire comme ses amis ou autre raison uniquement liée à soi, alors autant renoncer à en prendre un.»

2. Réfléchir aux conséquences

Autre question à se poser, tout aussi importante: puis-je assumer ce chien? «Je dis souvent aux gens que le fait de prendre un chien change tout autant la vie que lorsqu’on a un enfant. Seraient-ils prêts à redevenir parents? Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu’en prenant un chien, on signe un contrat pour dix à quinze ans…»

3. Choisir la race adéquate

Non, on ne choisit pas un chien juste parce qu’il nous plaît! C’est le meilleur moyen d’avoir une race incompatible avec notre mode de vie. Contrairement à ce qu’on a l’habitude de faire, il s’agit d’abord de connaître les caractéristiques du chien avant de le choisir, puis de les confronter à ce qu’on peut lui donner: les bergers allemands, les Jack Russells, les Labradors, entre autres, sont des chiens de travail, super sportifs et qui ont besoin de minimum trois heures de promenade, une heure de travail et une heure de jeu chaque jour pour un chien adulte. Les chiens de famille comme le Golden Retriever ou le Shih Tzu, pour leur part, plus calmes, ont tout de même besoin de deux heures de promenade, une demi-heure de travail et une demi-heure de jeu quotidiens. Même topo avec les retraités qui prennent un chiot: ils n’arriveront pas à gérer sa vitalité. «Il faut alors prendre un chien plus âgé, qui est déjà bien socialisé et s’adaptera à leur rythme de vie.»

4. Chouchouter son chiot

Un chiot à la maison, c’est craquant, mais c’est comme si on avait un nouveau-né: arraché à sa meute, il a besoin d’une présence réconfortante à ses côtés. La nuit, il est ainsi recommandé de le prendre sur son lit, ou camper à ses côtés au salon durant au moins deux semaines. Le jour, la solution idéale est d’utiliser un parc à chiot: il délimite l’espace et sépare le chiot des enfants, tout en permettant au premier de s’y sentir en sécurité et de s’y retirer quand il est fatigué. Mais attention de ne pas utiliser le parc comme punition, sinon le message perdra toute signification.

5. Favoriser les promenades

Qu’ils soient petits ou grands, jeunes ou vieux, tous les chiens ont besoin de promenades d’une durée d’une heure au moins, au minimum deux fois par jour. Et ce, même si on possède un jardin. «Un chien a besoin de découvertes, de contacts avec ses congénères et d’endroits nouveaux. Le faire sortir au jardin, c’est comme si on lisait nous-mêmes quatre fois le même journal: on en a très vite assez!» De la même manière, un chien, même petit, n’a pas à utiliser une caisse à chat. Il a également besoin de nouvelles stimulations constantes, favorisées par le fait de faire ses besoins à l’extérieur.

6. Lui consacrer du temps

Animal social par excellence, le chien a aussi besoin d’avoir du monde à la maison. Si on travaille, il est donc nécessaire de l’habituer graduellement à rester seul un moment, mais au maximum deux heures pour un jeune adulte, et cinq heures pour un adulte. Cela exige aussi de compenser notre absence par une présence accrue lors des promenades et des jeux, matin et soir. Et de trouver une «nounou» de confiance et disponible si on doit partir d’urgence ou rester plus longtemps au travail. On n’a vraiment pas de temps? «Alors on ne prend pas de chien, c’est tout! Ou alors on regarde d’abord avec son employeur s’il serait d’accord qu’on le prenne au bureau. Cela permet parfois de mettre en place un nouveau fonctionnement.»

7. Respecter son besoin de sommeil

Le saviez-vous? Un chien a besoin d’énormément de sommeil. Un adulte dort ainsi en moyenne seize heures sur vingt-quatre, tandis qu’un chiot ou un chien âgé a besoin de vingt bonnes heures. Vous ne leur permettez pas de récupérer? Vous aurez alors un animal complètement survolté à la maison…

8. Socialiser aussi les petits chiens

Ce n’est pas parce qu’un chien est minuscule que c’est un doudou. Du fait qu’on les «trimbale» partout, on ne pense pas à leurs besoins. Or, il est extrêmement important de les socialiser (promenades durant lesquelles on ne le porte pas dans son sac, mais où on lui permet de découvrir des lieux et les autres chiens) aussi bien que les grands, car sinon, ils peuvent devenir très agressifs.

9. Jouer avec lui

Il existe deux niveaux de jeux: les jeux simples, avec une balle, une corde, etc., et les jeux éducatifs, qui apprennent au chien à réfléchir pour trouver la solution. Par exemple, on retourne cinq gobelets en plastique par terre, et on pose un biscuit sur l’un d’entre eux. On incite le chien à prendre le biscuit sans faire tomber les gobelets, en le félicitant. On peut ensuite l’entraîner en cachant le biscuit sous un gobelet, puis sous d’autres de différentes couleurs.

10. Adopter la méthode du renforcement positif

Il est inutile – et généralement calamiteux – de vouloir éduquer son chien en le grondant et en le frappant. En revanche, le renforcement positif, à coups de félicitations si le chien se comporte bien, fonctionne magnifiquement.

11. Préférer la nourriture «maison»

Sonja Tuscher conseille de préparer et cuire la nourriture de son chien soi-même, pour bénéficier de mélanges équilibrés et peu coûteux. Cela permet de bien doser la viande, les céréales et les légumes en fonction des besoins énergétiques de son animal. Ainsi, on donnera plus de protéines à celui qui ne bouge pas beaucoup, tandis qu’on augmentera les quantités de céréales et de légumes pour le chien super sportif.

Benutzer-Kommentare

Articles liés

langue

Onze conseils pour apprendre une langue

Illustration sur les astuces pour être joli(e) en photo

14 conseils pour être joli(e) en photo

narcisse

Soyez narcissique!

chat sauvage

Le chat sauvage