11 juin 2018

Comment vaincre le mal des montagnes

Lorsque la marche atteint une certaine altitude, monter progressivement permet d’éviter que des problèmes ne viennent gâcher le plaisir. Une astuce simple pour effectuer sans problème des excursions sur les alpages.

mal des montagnes
Le mal aigu des montagnes est lié à une raréfaction de l’oxygène en altitude. (Photo: Keystone)
Temps de lecture 3 minutes

Pour beaucoup d’entre nous, marcher au-dessus de 2500 à 3000 mètres d’altitude n’est pas un problème. Malheureusement, pour d’autres, cela peut rimer avec maux de tête, nausées et troubles du sommeil. C’est ce que les spécialistes appellent le mal aigu des montagnes. Les symptômes n’apparaissent pas tout de suite, mais seulement après quelques heures passées en altitude. Si nous savons que ce trouble est lié à une raréfaction de l’ oxygène en altitude, nous ne comprenons pas encore totalement le mécanisme qui le provoque. Les symptômes n’apparaissent pas tout de suite, mais seulement après quelques heures passées en altitude.Plus ennuyeux: il n’existe pas de test fiable, à pratiquer en plaine, pour prédire qui en sera victime ou non. La seule chose que l’on sait est qu’une personne ayant déjà souffert de mal des montagnes a de fortes chances d’en être à nouveau atteinte dans des situations semblables.

Cela dit, même pour les personnes qui sont sensibles à l’altitude, ce trouble est généralement évitable.

Nous ne comprenons pas encore totalement le mécanisme qui le provoque.

Dr méd. Christoph Dehnert

Préparation et acclimatation

Tout est en réalité une affaire de préparation et d’acclimatation. Il faut éviter de monter rapidement, surtout à partir de 2500 mètres. On sait en effet qu’une personne sur deux qui grimpe rapidement à 4500 mètres souffrira du mal aigu des montagnes! À partir de 2500 mètres, il faudrait ainsi idéalement ne pas dépasser 300 à 500 mètres de dénivellation par jour. Si les symptômes usuels du mal aigu des montagnes, notamment des maux de tête, devaient apparaître, il faut stopper l’ascension. Ces maux peuvent être traités avec les médicaments que l’on utilise en plaine, comme le paracétamol. Si cela est insuffisant, une journée de repos à la même altitude peut s’avérer nécessaire. Et si les symptômes persistent, il est impératif de descendre de 500 à 1000 mètres.

Dans de rares cas, lors de longs séjours en altitude, une personne peut développer un œdème cérébral

Dr méd. Christoph Dehnert

Si le mal aigu des montagnes est sans gravité, deux affections plus graves peuvent toucher les randonneurs. Dans de rares cas, lors de longs séjours en altitude, une personne peut développer un œdème cérébral, qui consiste en une accumulation de liquide dans le cerveau. Elle perd sa capacité de jugement, s’endort à chaque instant et il devient difficile de la réveiller. Par ailleurs, en restant longtemps en altitude, on peut aussi développer un œdème pulmonaire . La personne est alors essoufflée au moindre effort, voire au repos. Si vous suspectez l’une de ces deux affections, une attitude s’impose: descendre rapidement d’au moins 1000 mètres. Lorsque ces maux sont traités à temps, ils ne laissent généralement pas de séquelles.

Dr méd. Christoph Dehnert, spécialiste en médecine interne générale et cardiologie, en médecine du sport DGSP, Medbase Zurich.

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