18 novembre 2017

La tactique du mélèze

Contrairement aux autres conifères, comme le sapin, Larix decidua perd ses aiguilles à l’approche de l’hiver. Il y a quelques bonnes raisons à cette spectaculaire exception.

mélèze
Le mélèze est une exception parmi les conifères.

Un arbre d’altitude

Le mélèze est une exception: il est le seul résineux d’Europe à feuillage caduc. Autrement dit, contrairement au sapin, il perd ses aiguilles à l’automne, couvrant pour quelques jours nos montagnes d’or. Comme un feuillu et pour les mêmes raisons: une meilleure adaptation au froid et aux conditions climatiques hivernales. L’arbre a plus de peine à absorber l’eau des sols froids ou gelés. Se débarrasser des feuilles qui perdent beaucoup d’eau s’avère donc bénéfique. D’autant que, fragiles, elles résisteraient mal au gel et au poids de la neige.

Dès que la température et la luminosité diminuent, la sève se ralentit, des bouchons se forment à l’endroit où les feuilles sont attachées à la branche. Privée d’eau, la feuille finit par tomber. Les conifères ont choisi une autre stratégie: développer une végétation plus robuste dont ils n’auront pas besoin de se délester pour l’hiver: les aiguilles. Le mélèze pourtant, malgré ses aiguilles, a adopté le choix des feuillus, comme s’il ne voulait prendre aucun risque. Le mélèze, enfin, est une essence qu’on appelle pionnière, parce que capable de pousser dans des terrains vierges de toute autre végétation. C’est ainsi qu’on le trouve souvent en altitude, proche de la limite de la végétation. Les sapins, eux, ne poussent pas si haut.

Allégé de sa végétation, réduit à un tronc constitué d’une écorce épaisse, le mélèze se trouve ainsi moins vulnérable aux attaques du froid, du gel et des intempéries.

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