16 mai 2019

Créer une vie à son image

Vous rêvez d’un quotidien qui vous ressemble? Gäelle Pizzotti, fondatrice de l’entreprise d’accompagnement «à mi-parcours», à Sullens, conseille de transformer le «faire» en «être». Et d’être attentif à ses valeurs, ses besoins – mais aussi ses peurs.

Transformer le «faire» en «être» permet de vivre enfin dans la joie.
Transformer le «faire» en «être» permet de vivre enfin dans la joie.

«Souvent, c’est un grain de sable venu de l’extérieur qui ébranle notre zone de confort et nous donne soudain des envies de changement: divorce, licenciement, déménagement, etc., explique Gäelle Pizzotti, créatrice de l’entreprise d’accompagnement «à mi-parcours» , à Sullens. Quarante ans est d’ailleurs souvent un âge charnière, surtout pour les femmes, car on voit parfois arriver les premières maladies, des parents qui vieillissent, ou alors un peu plus de liberté et on se demande ce qu’on veut en faire.»

Selon la spécialiste en communication, il s’agit alors de lâcher prise par rapport à ce qu’on ne peut maîtriser, et transformer le «faire» en «être», pour pouvoir enfin bénéficier d’un quotidien qui nous correspond, et vivre ainsi dans la joie.

1 Avoir besoin et envie de changer

On n’a pas forcément de maîtrise sur l’événement perturbateur lui-même, mais on peut choisir ce qu’on en fait. On veut agir et changer la donne? Il s’agit alors de s’arrêter, de prendre le temps de la réflexion et d’avoir conscience des émotions qui nous habitent.

2 Aller à la rencontre de ses peurs

«Les peurs, c’est comme un boomerang: certes, on peut les repousser au loin… mais quand elles reviennent, elles ont pris de la vitesse et c’est encore pire!», souligne Gaëlle Pizzotti. Pour pouvoir changer, il est donc essentiel d’aller à la rencontre de ses peurs, de ses croyances et de ses blocages, «ce qui permet de les réduire déjà de 50%». Et de les verbaliser - ou encore mieux, de les écrire, ce qui libère ses émotions et permet de s’en décharger. La spécialiste conseille de dater ces écrits et de les conserver, afin de garder ensuite une trace du chemin parcouru.

3 Être attentif à ses envies

On parle toujours de ce qu’on ne veut pas faire, mais si on tournait nos messages au positif? Par exemple, en se demandant ce qui nous met en joie? Lister les réponses de manière très concrète: cela peut paraître futile, mais cette liste permettra de retrouver son énergie vitale en allant puiser dedans lorsqu’on a le moral en berne.

Gaëlle Pizzotti

4 Être bienveillant envers soi

«Il est indispensable de sortir du schéma «je réussis-j’échoue», recommande la spécialiste du lâcher-prise. Il n’y a donc jamais d’échec, mais des expériences bonnes à prendre, qui permettent d’avancer même si elles ne sont pas convaincantes à cent pour cent.

5 Définir ses valeurs

Cela vaut la peine de lister ses valeurs, puis d’en conserver quatre ou cinq qui nous sont fondamentales. Elles nous aideront ainsi à orienter nos décisions – qui deviendront dès lors très vite évidentes.

6 Se fixer des objectifs concrets

Certains peuvent prendre une semaine, d’autres dix ans: l’essentiel est de déterminer des objectifs concrets et réalisables, et de les écrire – en les datant - pour en garder une trace. On peut aussi créer un «tableau de vision», avec des feuilles affichées contre un mur. On y ajoutera à loisir dessins, couleurs, collages, etc.

7 Arrêter d’attendre la permission

Tant que l’on agit selon ses valeurs et ses croyances profondes, il est nécessaire d’avancer et de décider par soi-même. Sans se mettre de filtres, de limites, et sans attendre désespérément l’aval d’autrui.

8 Respecter son propre avis

De la même manière, nous avons tous notre propre avis et nos envies, et il faut les respecter. Et ne pas dire «oui», alors qu’on rêve de dire «non». Il est ainsi recommandé d’ouvrir le dialogue, afin de trouver un équilibre avec le conjoint, les amis, les collègues et la famille. Et de ne pas nier ses propres aspirations – ni culpabiliser d’avoir agi en fonction de soi plutôt que des autres!

9 Se garder du temps pour soi

Y a-t-il un endroit où vous pouvez être tranquille, même dix minutes? Au départ, même un petit laps de temps exigera peut-être un gros effort pour être respecté. Mais vous verrez que peu à peu, à coup de cinq minutes, puis dix, puis vingt, vous prendrez finalement l’habitude de vous sauvegarder un moment précieux rien qu’à vous – et que cela vous fera le plus grand bien!

10 Se reconnecter avec qui on est

«On a toutes les réponses en nous, et il est nécessaire d’être à leur écoute!, conclut Gaëlle Pizzotti. Cela demande du courage, de la ténacité et du temps pour trouver la meilleure version de soi-même, mais ensuite, la joie et l’énergie vitale deviennent nos meilleures motivations.»

Benutzer-Kommentare