12 juillet 2018

Trois lions croqués par 101 dalmatiens

Trop vite repue, l'Angleterre finit par subir l'assaut d'un gang croate décidément insubmersible. La finale se jouera sur l'air de «Vingt ans après».

Pour Pickford, ça pique fort (capture d’écran).
Pour Pickford, ça pique fort (capture d’écran).

Tirer les premiers, c'est une vieille combine d'Anglais. Des fois ça marche, des fois moins. Beaucoup moins. Kieran Trippier ainsi d'entrée retournait les boyaux croates sur un coup-franc qui démontra que leur gardien Subasic était meilleur pour arrêter les penaltys plutôt que quoi que ce soit d'autre.

Après ce début stratosphérique et avoir dans la foulée raté quelques éléphants de belle taille au fond des corridors croates, notamment par Captain Kane, chasseur pourtant doté de la gâchette absolue, les hommes de Southgate, infatués, finirent par se calmer bêtement. Par laisser les guerriers croates retrouver goût à la vie. Mieux: à croire en l'au-delà

La cabane finit par tomber logiquement sur le bouledogue. Le périlleux Perisic réussissait à placer son pied un poil plus haut que l'occiput du malheureux Walker. Un goal foudroyant. Tellement que les vaisseaux de sa Majesté se mirent à gîter sévère. Le survolté Perisic était proche d'envoyer toute l'armada par le fond mais ne trouva que le grand mât.

Les Anglais avaient eu le tort de se croire dans un salon de thé quand les Croates eux avaient déjà compris où il se trouvaient: dans un pub à l'atmosphère irrespirable interdit aux enfants, aux femmes et aux animaux domestiques. Des Croates qui paraissaient soudain aussi nombreux que les 101 dalmatiens quand en face ce n'était que l'équipe aux Trois Lions.

Rescapés de deux prolongations et deux séances de tirs aux buts, Modric et ses disciples viraient insubmersibles, marchant sur l'eau. Mandzukic sur une jambe et un demi genou, et avec la complicité d'un poison nommé Perisic, bernait les galapiats de la défense anglaise. By jove, c'en était fait d'Albion. As usual.

Reste à savoir dans quel état, après cette bagarre monumentale, les hommes de Zlatko Dalic -qui c'est celui-là?- se présenteront dimanche face à une France plus que jamais grandissime favorite.

Pour entretenir la foi, les increvables chemises à damiers pourront se dire que cette position de rêve, la France l'occupait déjà au moment de la finale de l'Euro 2016, avec le résultat que l'on sait: humiliée par des Portugais et des papillons de nuit. Ou encore que cette fois, vingt ans après, Lilian Thuram ne serait probablement pas sur le terrain.

Cela risque de faire peu. Mais avec un capitaine prénommé Domagoj, comment ne pas croire aux plus folles chimères?

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