18 juin 2018

Coups de lattes pour les Goliaths

Des Mexicains qui renversent l'Allemagne. Des Suisses qui accrochent le Brésil. On ne peut décidément plus compter sur personne. Qui aura pitié des pronostiqueurs?

Et pan dans la Mannschaft (Capture d’écran FIFA TV).
Et pan dans la Mannschaft (Capture d’écran FIFA TV).

Avaient-ils laissé leurs forces au fond de la piscine? Telle était la question que chacun se posait à propos des Mexicains. La réponse est arrivée comme la foudre: galopant dans tous les coins, ces sombres héros attaquèrent pied au plancher le gros morceau allemand qui leur était proposé. Comme pour démontrer que l'attelage footballeurs-escort girls avait fait ses preuves depuis longtemps.

D'enthousiasmantes cavalcades qui finirent par manger une Mannschaft qu'on avait connue plus coriace et surtout plus disciplinée défensivement. Coup de vieux et traces de rouille sur les panzers. Au point de se demander bientôt: ces cheveux blancs, Boateng les avait-il déjà au coup d'envoi?

Il ne restait plus, le soir même, à la Suisse qu'à suivre le bon exemple mexicain pour accrocher un Brésil présenté comme le favori numéro un. Exploit qu'après 25 minutes plus personne au monde ne pensait encore possible. Tant cette Seleçao aérienne faisait paraître pataude une Suisse qui n'avait jamais semblé si Suisse, lente et empruntée .

Sauf que les certitudes en football, et c'est tout l'intérêt de la chose, ne durent jamais très longtemps. Le grain de sable qui allait dérégler le Brésil prit la forme d'une poussette dans le dos, légère mais bien réelle, qui permit l'égalisation. L'arbitre ne broncha pas. Hasard, il était mexicain. Solidarité entre Davids d’un jour, entre rouleurs de gros dans la farine? L'histoire retiendra plus simplement que le Brésil a été poussé à la faute par des Helvètes particulièrement teigneux. A l'exemple d'un Behrami monstrueux. Valon, enfant de la patrie.

N'empêche, la Nati doit aussi la possibilité de cet exploit à la transparence de Neymar. Le Brésilien, pas tout à fait remis de sa longue blessure, arborait une drôle de choucroute sur la tête. A force de tentatives individuelles rageuses, il a fini par pédaler dedans.

Dans l'autre match du groupe, le Costa Rica se crasha face à la Serbie. C'était à Samara, pays des Tupolev - tellement que l'équipe locale s'appelle toujours les Ailes des Soviets. Et c'est vrai qu'avec des surprises, des rebondissements, du rythme, des stades bien remplis, des arbitres qui ont l'intelligence, à l'anglaise, de beaucoup laisser jouer, cette coupe du monde vole assez haut. Tant pis pour les parieurs dévalisés.

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