22 juin 2018

Sombrer à Nijni Novgorod

Messi c'est (presque) fini. Tant pis. La France, elle, va mieux. Tant mieux.

Leo? Rien à signaler (Capture d’écran).
Leo? Rien à signaler (Capture d’écran).

Viril mais incorrect. C'est ce qu'avait été jusque-là ce Croatie-Argentine. Coups bas et petits calculs, équitablement partagés. Et puis Willy est arrivé. Willy Caballero, gardien remplaçant à Manchester City, héros en 2016 d'une finale de la League Cup contre Liverpool. Et hier soir fossoyeur de légendes.

Sa terrible bourde entraîna un naufrage du navire argentin qui coula comme rarement on l'aura vu couler. Le sélectionneur Sampaoli aurait beau tomber la veste, exhiber d'épouvantables tatouages: pas de quoi effrayer cette Croatie sûre de sa force.

Messi? Disparu, désintégré, absent, transparent, inexistant. Et comme cette Argentine sans confiance, plan d'attaques, moral ni idées, ne comptait, on l'a vu en qualifications, que sur d'éventuels miracles sortis de la chapelle à malices de Saint Léo, la messe noire était dite.

Mathématiquement l'Argentine n'est pas morte. Mais sa survie ne tient plus qu'à un coup de pouce du Nigéria contre l'Islande. Autant dire que la voilà plus proche du stade palliatif que du Loujniki. Quant à la Croatie, à la fois costaude et artiste, elle devient subitement l'épouvantail de la compétition. Ca tombe bien, elle a le maillot pour.

Passons au grand paradoxe bleu: sans son joueur le moins brillant, ce Giroud souvent caricaturé en balourd aux pieds carrés, la pléiade d'hyperstars faciles, genre Griezmann, Mbappé, Pogba, qui constitue l'Equipe de France, ne vaut plus grand chose. On l'a vu contre l'Australie. Des stars, dont on nous a dit qu'elles ne voulaient pas trop jouer avec Giroud, mais qui pourtant sont meilleures quand il est là. On l'a vu contre le Pérou. Comme si pour se passer de vrai numéro 9, il fallait être au moins le Barça de Guardiola.

Quant aux Péruviens, légers défensivement, brouillons offensivement, ils n'avaient pas de quoi faire douter une France retrouvée, qui semble en plus avoir le ballon de son côté: deux matchs, deux rebonds favorables, deux buts. Tout le contraire du malheureux Pérou: avec tout ce qu'il entreprit, n'avoir pas réussi à marquer le moindre but en deux rencontres, cela tient évidemment de la maladresse crasse, mais aussi d'on ne sait quelle malédiction. Rascar Capac?

Enfin, en obtenant le nul face Danemark, l'Australie a confirmé sa bonne prestation du premier match face à la France. En concédant le nul face à l'Australie, le Danemark a confirmé que sa victoire contre le Pérou avait été bien chanceuse.

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