25 juin 2018

L'heure de la guillotine

Passent les jours. Tombent les têtes. Celle de la Pologne de plus haut que les autres.

Froide est la douche (Capture d’écran).
Froide est la douche (Capture d’écran).

Vaincre ou mourir, telle était l'enviable perspective. Ce qui explique peut-être qu’entre la Pologne et la Colombie, ça n’a pas flamboyé d’entrée. On monte rarement à l'échafaud en dansant le cha-cha-cha.

Côté polonais, on misa plutôt sur des attaques placées, histoire d'alimenter le grand Robert, ce Lewandowski qui pèse dit-on plus de 100 millions et qui faillit bien au bout du compte crever de faim. Tant fut pauvre la prestation collective: mous comme des Polonais.

Les Colombiens eux pariaient sur des ruptures fulgurantes, orchestrées par un James qui avait la grosse pêche, à destination du Tigre, ce Falcao qui ne manqua pas son face-face avec le gardien polonais Szczęsny, quand Lewandowski, ratait le sien devant Ospina.

La Pologne tombe de haut. Elle avait réalisé d'impeccables éliminatoires, elle était la favorite du groupe, tout le pays y croyait, on la voyait grosse comme une maison. On ne dira cependant pas qu’elle est sortie par la petite porte. A trois à zéro, ce serait désobligeant pour les portes.

La Colombie pour autant n’est pas tirée d’affaire. Pour avoir fauté d’entrée contre le Japon, il lui faudra maintenant espérer que le Tigre terrasse les Lions de la Teranga dans le dernier match. Puisque que Japonais et Sénégalais ont eu la mauvaise idée de se neutraliser.

Un nul qui n’avait rien d’évident. Le Fuji Yama se trouve en effet peut-être au Japon mais les montagnes cet après-midi-là étaient du côté du Sénégal. Ils paraissaient soudain ne plus faire le poids, dans tous les sens du terme, les Nippons. Surtout face à une équipe africaine qui pour une fois jouait sur la maîtrise plutôt que l'émotion, l'opération commando ou le maraboutage.

Mais – et des prophètes en leur temps l'avaient déjà constaté- les montagnes ça peut souffrir d'un certain manque de mobilité. Le match tourna donc indécis: du vent soufflant sur du roc, du roc coupant la rafale et un remis qui laisse des regrets à chacun et un suspens d’enfer pour la galerie.

Quant à l’Angleterre, elle aura réglé le cas du Panama beaucoup plus facilement que jadis celui de Suez.

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