7 juillet 2018

Une Mort subite pour le Brésil, une

Des cinq favoris présumés, il ne reste que la France en demi-finales. Plus rien ne semble arrêter les Bleus. A moins qu’une histoire belge…

La tête à Tite ( capture d’écran).
La tête à Tite ( capture d’écran).

Il est tellement plus facile de battre le Brésil que le Japon. Peut-être pas dans la vraie vie. Mais dans une histoire belge, c’est l’évidence. Les Diables rouges ont donc avalé la maison jaune. Croqué tout cru un Brésil qui peut se donner des gifles. Et même des coups de pieds carrés au derrière.

Bien sûr, Lukaku n’avait pas mangé du lion: il avait bouffé toute la ménagerie. Bien sûr, la girafe Fellaini n'avait jamais atteint de tels sommets. Bien sûr, Kevin De Bruyne, enfin positionné au bon endroit, plus haut dans le terrain, s’était décidé à remplacer l’imposteur aligné jusqu’ici.

Bien sûr, le gardien Courtois, catastrophique contre le Japon, redevenait un croque-mitaine d’envergure galactique. Bien sûr, le sélectionneur Roberto Martinez avait fait tout juste dans ses remaniements tactiques. Bien sûr, les Belges avaient un cœur plus vaste que la Grand-Place, une détermination plus profonde et glacée que la Mer du Nord.

N’empêche, les Brésiliens se sont aussi un peu tués tous seuls. En ratant, au grand désespoir de leur coach Tite, un nombre pathétique de derniers gestes. Sauf lorsqu’ils se mirent à deux pour concocter un autogoal d’une saisissante originalité.

Jusqu’où peuvent aller les Diables rouges? Leur coach a été vilipendé, moqué pendant des mois, insulté quotidiennement sur les réseaux sociaux pour une incompétence qui crevait les yeux de tous les clairvoyants proclamés, ce qui fait toujours du monde. Un peu comme un certain Jacquet en 1998. Bon, un type qui a remporté la coupe d’Angleterre avec Wigan peut bien rafler la Coupe du monde avec la Belgique.

Certes, il faudra d’abord gagner la guerre des cousins. Ecraser cette France qui a vaincu l’Uruguay, après un match dont les données de départ étaient simples. D’un côté la charge de la cavalerie légère. De l’autre Fort Alamo. Au milieu un arbitre, l'argentin Nestor Pitana, à la tête idoine: celle de Vincent Price, le roi des films d'épouvante de série B. Une partie donc de vampires et de gros bras.

Ce fut le cas le temps, si l’on peut dire, d’une demi mi-temps. Avant que les dieux du ballon, qui avaient déjà montré leur préférence avec l’indisposition du matador Cavani, n’abattent crûment leur jeu.

Deux coups francs identiques en quelques minutes, l’un qui finit hors de portée de Muslera, l’autre miraculeusement détourné par le gant magique de Jumping Lorris. Et puis cette bourde, plus tard, du portier uruguayen, comme il n'a jamais dû en commettre dans toute sa longue carrière, sur un inoffensif pet tricolore de travers.

Bref le ciel avait parlé et il n’était pas Céleste. Avec tant de courants favorables qui poussent à la poupe, il faudra être plus fort que très fort pour couler le paquebot France. Sauf bien sûr dans une histoire belge.

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