26 janvier 2018

Des petites idées qui voient grand

Aujourd’hui, j’ai envie de vous raconter une histoire, celle d’Eddie Platt. Un homme au parcours inspirant qui redonne foi en l’espèce humaine et prouve qu’au quotidien, chaque individu peut œuvrer pour la planète.

Portrait de Leïla Rölli
Leïla Rölli, chroniqueuse
Temps de lecture 2 minutes

Il y a cinq ou six ans donc, Eddie Platt, anglais d’origine, fait une escale à Marseille. Subjugué par les splendeurs de la cité phocéenne, il décide d’y poser ses valises et de confronter son accent «so british» aux mélodies du parler marseillais. Si, du Vieux-Port à la colline de la Bonne Mère, tout n’est qu’enchantement, un détail – et pas des moindres –, ternit l’image de la ville.

En effet, d’innombrables détritus jonchent le sol et s’amassent dans les parcs. Alors que beaucoup se contentent de grimacer ou, pire, ne réagissent même plus face au littering, Ed refuse la fatalité et décide d’agir.

Style décontracté, barbe grisonnante et casquette vissée sur la tête, le jeune quadragénaire a autant d’énergie que de bonnes idées. Sa solution? Un défi, lancé sur les réseaux sociaux, pour inciter les gens à ramasser un déchet par jour et à se prendre en photo en train de les mettre à la poubelle. Pour propager l’action, il est recommandé de désigner cinq amis en commentaire…

Ça, c’est pour ‹l’effet boule de neige›,

nous dit-il. Et aussi fou que cela puisse paraître, la sauce prend! Aujourd’hui, le mouvement qui compte quelque 21 000 suiveurs à travers le monde, dont en Suisse, et comptabilise plus de 10 000 publications, estime que 125 tonnes de déchets urbains ont été jetées dans des poubelles grâce à cette simple idée.

Mais Eddie ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il continue son combat, et donne en parallèle aux opérations de ramassage qu’il organise des conférences pour sensibiliser la population aux déchets sauvages… en espérant qu’un jour, il n’y aura plus rien à ramasser.

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