29 novembre 2018

Des retraités pas comme les autres

Ils sont dix-sept. D’ici au 31 décembre, ils seront dix-neuf. On parle bien sûr des anciens conseillers fédéraux, une cohorte plus ou moins discrète que viendront rejoindre Doris Leuthard et Johann Schneider-Ammann, dont les successeurs seront désignés ce mercredi. Pour ces deux-là se posera alors la question de l’après.

Micheline Calmy-Rey
Depuis son départ du Conseil fédéral, Micheline Calmy-Rey ne s’est guère ennuyée. Voilà six ans qu’elle enseigne à l’Université de Genève, au Global Studies Institute, à 80%. (Photo: Nicolas Righetti)
Temps de lecture 12 minutes

Être après avoir été, tel est le défi qui attend ceux qui ont fait partie, quelques années durant, du clan des «sept Sages». Pour les anciens conseillers fédéraux, l’heure de la retraite pourrait en effet s’apparenter à un grand vide, par contraste avec la vie publique trépidante d’un ministre en exercice.

Les manières d’occuper un temps soudain très élargi sont évidemment nombreuses. Siéger dans divers conseils d’administration est une voie très pratiquée par les anciens magistrats. Certains, néanmoins, préfèrent opter pour la discrétion et le silence relatif ou, au contraire, continuent de donner leur avis sur à peu près tout. D’autres encore deviennent présidents de fondations ou d’associations, voire en créent, ou décrochent des fonctions prestigieuses, comme Joseph Deiss propulsé en 2010 à la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU. Il y a enfin ceux qui profitent de leur retraite pour satisfaire au bienfaisant démon de l’écriture. Ou entamer une nouvelle carrière.

Rester sage... ou pas

Sinon, il reste aux ex-conseillers fédéraux l’apaisante perspective de longues marches ou de passionnantes lectures. De quoi cette fois véritablement mériter l’étiquette de sage.

Nul doute que Doris Leuthard, qui a déjà avoué attendre avec impatience le jour où son agenda serait vide, et Johann Schneider-Ammann, que l’on dit fatigué, trouveront largement et facilement de quoi s’occuper. Comme le montre le récapitulatif ci-dessous, complété par une rencontre avec deux anciens membres du Conseil fédéral: la Genevoise Micheline Calmy-Rey et le Fribourgeois Joseph Deiss, qui évoquent leurs vies passées et présentes.

Micheline Calmy-Rey (PS/GE), 73 ans

Élection: 4 décembre 2002 Démission: 31 décembre 2011.

Photo: Nicolas Righetti

«On ne peut pas vraiment dire que je suis à la retraite!» Depuis son départ du Conseil fédéral, Micheline Calmy-Rey ne s’est guère ennuyée. Voilà six ans qu’elle enseigne à l’Université de Genève, au Global Studies Institute, à 80%. À titre bénévole, bien sûr, puisqu’elle touche une rente de la Confédération. Elle y dispense cours et séminaires sur la politique étrangère de la Suisse et l’art et la science des négociations. «J’aime beaucoup cet échange avec les jeunes. J’essaie de leur transmettre mon expérience et de les amener à réfléchir par eux-mêmes.»

L’adhésion de la Suisse à l’Europe et les accords bilatéraux continuent donc d’occuper l’esprit de l’ancienne ministre des Affaires étrangères. Elle en a même parlé dans un ouvrage, intitulé La Suisse que je souhaite, et intervient souvent dans les médias. «Je ne suis plus conseillère fédérale, je suis une citoyenne normale et, en tant que telle, j’entends pouvoir m’exprimer.» Surtout sur des sujets qu’elle a «toujours à cœur de défendre bec et ongles». Sur mandat de l’ONU, elle a aussi intégré deux panels de réflexion, portant en 2012 sur le développement durable, et en 2015 sur la crise Ebola. «Je suis très reconnaissante de pouvoir encore m’engager dans tous ces projets.»

Il faut savoir se renouveler. Au bout de quelques années de fonction, on ne fait que se répéter

Micheline Calmy-Rey


Côté loisirs, elle fait partie de l’ensemble vocal Chant Sacré de Genève. «J’en retire beaucoup de plaisir!» A-t-elle endossé le rôle de grand-maman gâteau auquel elle avait dû renoncer lors de son mandat à Berne? «Aujourd’hui, ce sont plutôt mes petites-filles, toutes trois aux études, qui n’ont plus beaucoup de temps pour me voir. Leur agenda est bien rempli.»

Une chose est sûre: elle ne regrette pas d’avoir quitté le gouvernement. «Il faut savoir se renouveler. Au bout de quelques années de fonction, on ne fait que se répéter. Et puis, la charge de conseillère fédérale est assez lourde à porter. On est constamment sous stress et en l’espace d’une année, on vieillit d’une décennie.» Concernant la prochaine élection, elle se réjouit de l’éventualité quasi certaine de voir une troisième femme intégrer le Conseil fédéral.

Joseph Deiss (PDC/FR), 72 ans

Élection: 11 mars 1999 Démission: 31 juillet 2006

Photo: Nicolas Righetti

«Quand un cachalot vient de tribord, il est prioritaire. Quand il vient de bâbord aussi.» Cette boutade du marin Olivier de Kersauson donne son titre à l’ouvrage* que Joseph Deiss vient de publier. Un mélange de souvenirs, d’anecdotes, de rencontres et d’analyses, le tout entrecoupé des menus de dîners officiels à travers le monde, pour retracer son passage au Conseil fédéral puis à l’Assemblée générale de l’ONU.

Sa décision de quitter le gouvernement, raconte-t-il, il l’avait prise «pour éviter la situation où tout le monde commence à se demander, mais quand est-ce qu’il va démissionner? Je ne suis pas ce que les Alémaniques appellent un Sesselkleber, quelqu’un de collé à son fauteuil». Le «cachalot» représente en tout cas une illustration au jour le jour des principes qui ont guidé Joseph Deiss. Que par exemple le libre-échange est la condition de toute prospérité, au point de rêver «d’un marché mondial unique». Que l’adhésion à des structures supra-nationales comme l’ONU ou l’Union européenne n’aboutit pas à une perte de souveraineté, mais au contraire à un renforcement. Que le populisme est une «félonie» vivant aux dépens des foules qui l’écoutent, et le protectionnisme un poison finissant par se retourner contre les marchés intérieurs.

Les gens disent, il travaille et touche une rente. C’est souvent faux. Moi, tant que j’ai eu des activités professionnelles, j’ai renoncé à ma rente

Joseph Deiss

Sa vie après le Conseil fédéral, Joseph Deiss la remplit d’abord par un retour à l’enseignement à l’Université de Fribourg. Il œuvre aussi comme consultant économique «pour la Zurich Assurances, Kudelski, Emmi, etc.» Puis la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU «est arrivée comme une superbe cerise sur le gâteau. J’ai pu ainsi dire à ceux qui me reprochaient d’avoir quitté le Conseil fédéral trop tôt, tu vois j’ai bien fait de me rendre disponible.» Reste que les activités des anciens conseillers fédéraux ne sont pas toujours bien vues: «Les gens disent, il travaille et touche une rente. C’est souvent faux. Moi, tant que j’ai eu des activités professionnelles, j’ai renoncé à ma rente. Pendant dix ans, je ne l’ai pas touchée.» Aujourd’hui Joseph Deiss se consacre à l’écriture et à la marche, effectuant notamment les étapes de la Via Francigena. Il a déjà parcouru les 1200 kilomètres entre Fribourg et Rome, qui feront l’objet d’un livre à paraître ce printemps. Il s’attaque maintenant au tracé nord, de Fribourg à Canterbury. «La semaine dernière par exemple, j’ai suis allé de Pontarlier à Besançon en trois jours.»

Concernant l’élection du 5 décembre, le Fribourgeois explique qu’il ne «s’engage pas», qu’il faut «laisser faire le Parlement». Tout juste a-t-il moyennement goûté que le quotidien fribourgeois La Liberté se soit servi de son cachalot pour qualifier les deux candidates du PDC Viola Amherd et Heidi Z’Graggen de «truite et d’ablette». «C’est un manque de respect envers deux femmes qui ont déjà accompli une carrière remarquable.» L’homme en a vu d’autres, fort du principe du cachalot: savoir accepter la fatalité tout en n’hésitant pas à la susciter.

*À lire: «Quand un cachalot vient de tribord...», Éd. de l’Aire. Sur www.exlibris.ch

Elisabeth Kopp (PLR/ZH), 81 ans

Élection: 2 octobre 1984 Démission: 12 janvier 1989

Elisabeth Kopp, troisième depuis la gauche. Photo: Keystone

Première femme élue au Conseil fédéral, elle est contrainte d’en démissionner pour avoir prévenu son mari, par un fâcheux coup de fil, que l’une de ses sociétés était soupçonnée de blanchiment d’argent. Après son départ, elle se fait discrète (elle suit à Florence des études en droit européen et droits de l’homme) jusqu’au début des années 2000, où elle revient sur la scène publique pour militer en faveur de l’assurance maternité. 

Pour l’élection de mercredi, son soutien se dirige vers la candidate PLR Karin Keller-Sutter et elle espère bien voir deux nouvelles femmes faire leur entrée au Conseil fédéral.

Arnold Koller (PDC/AI), 85 ans

Élection: 10 décembre 1986 Démission: 30 avril 1999

Père de la nouvelle Constitution adoptée en 1999 peu avant son départ du gouvernement, il dirige successivement les départements de la défense et de la justice. En 1990, en tant que président de la Confédération, il signe au nom de la Suisse la Charte de Paris pour une nouvelle Europe, qui renforce l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Après son départ, l’Appenzellois s’est engagé aux comités du Parrainage suisse pour les communes de montagne et de l’Association Alzheimer Suisse. Aujourd’hui encore, sa grande passion reste le ski.

René Felber (PS/NE), 85 ans

Élection: 9 décembre 1987 Démission: 31 mars 1993

Défenseur de l’adhésion de la Suisse à l’Espace économique européen, cet ancien enseignant dirige le Département fédéral des affaires étrangères dans le contexte délicat de la chute du mur de Berlin.

Contraint de démissionner pour des raisons de santé, il vainc finalement son cancer et vit aujourd’hui des jours paisibles à Sierre. Quitter le canton de Neuchâtel ne semble pas l’avoir affecté. Amateurs de polars nordiques et de pétanque, il dit apprécier les paysages valaisans.

Flavio Cotti (PDC/TI), 79 ans

Élection: 10 décembre 1986 Démission: 30 avril 1999

Après le Département de l’intérieur, il hérite dès 1993 du Département des affaires étrangères et, à ce titre, suite au «non» à l’EEE, du serpent de mer des négociations bilatérales.

Contrairement à la plupart de ses ex-collègues, il observe scrupuleusement dès sa retraite la règle non écrite voulant qu’un ancien conseiller fédéral ne s’exprime plus en public. Ce qui ne l’a pas empêché de fréquenter conseils d’administration et conseils consultatifs (Fiat, Cablecom, Crédit Suisse, etc.).

Adolf Ogi (UDC/BE), 76 ans

Élection: 9 décembre 1987 Démission: 31 décembre 2000

L’homme de Kandersteg et de son célèbre sapin du Lötschberg entame sa retraite en 2001 par un mandat que lui confie le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan: conseiller pour le sport au service du développement et de la paix. Avant de subir un sérieux camouflet: sa candidature au Comité international olympique (CIO) est retoquée.

En 2009, il a la douleur de perdre son fils de 35 ans, Mathias, emporté par une grave maladie. Il crée en sa mémoire la fondation «Freude herrscht» qui encourage la pratique du sport chez les jeunes, et qui a reçu cette année le Prix Adèle Duttweiler. 

Kaspar Villiger (PLR/LU), 77 ans

Élection: 1er février 1989 Démission: 31 décembre 2003

Kaspar Villiger, premier depuis la gauche. Photo: Keystone

Industriel lucernois – cigares et bicyclettes – il est élu à la suite de la démission d’Elisabeth Kopp. C’est lui qui, comme président de la Confédération en 1995, s’excusera au nom de la Suisse pour le tampon «J» apposé sur les passeports des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

Sa retraite est occupée par des conseils d’administration: Nestlé, NZZ et surtout celui l’UBS qu’il préside de 2009 à 2012. Tout en réussissant de temps en temps à faire parler de lui loin à la ronde: en déclarant par exemple en juin dernier que «le Brexit n’était pas un exercice de démocratie directe, mais une sottise». Une attaque que le Daily Express qualifia aussitôt de «choquante».

Ruth Dreifuss (PS/GE), 78 ans

Élection: 10 mars 1993 Démission: 31 décembre 2002

Ruth Dreifuss, deuxième depuis la gauche. Photo: Keystone

Elle entre au Conseil fédéral à la suite d’un scénario rocambolesque: le Parlement retoque la candidate officielle du PS Christiane Brunner et lui préfère le Neuchâtelois Francis Matthey, aussitôt contraint par son parti à refuser son élection. Le président du PS Peter Bodenmann sillonne alors le pays à la recherche d’un plan B. Ce sera l’ancienne syndicaliste Ruth Dreifuss.

Première femme à devenir présidente de la Confédération en 1998, elle dirige le Département fédéral de l’intérieur. Après sa
démission, elle intervient fréquemment dans le débat public. Elle préside par ailleurs la Commission globale de politique en matière de drogue.

Moritz Leuenberger (PS/ZH), 72 ans

Élection: 27 septembre 1995 Démission: 31 octobre 2010

Photo: Remo Naegeli/EQ Images

Avocat de formation, le Zurichois est resté près de quinze ans au Conseil fédéral. Une longévité qui lui a valu d’accéder deux fois au rôle de président de la Confédération, notamment en 2001, une année marquée par les attentats du 11 septembre et le grounding de Swissair.

Prenant tout le monde de court avec sa démission, il suscite également la polémique en intégrant très rapidement le conseil d'administration de l’entreprise de génie civil Implenia. Il n’y siégera finalement que deux ans. Il a également présidé une table ronde pour élaborer un plan d’indemnisation pour les victimes de l’amiante.

Ruth Metzler-Arnold (PDC/AI), 54 ans

Élection: 11 mars 1999 Non réélue: 10 décembre 2003

C’est la stupeur quand cette Appenzelloise entre au Conseil fédéral à l’âge très inhabituel de 35 ans et la stupeur aussi quand elle en est chassée, un mandat plus tard, pour cause de poussée électorale de l’UDC. Après ce traumatisme, elle occupe différents postes à la direction de Novartis et de PricewaterhouseCoopers, avant de fonder en 2011 un cabinet de conseil à Appenzell.

Quelques conseils d’administration en sus (Axa assurances, Bühler AG, Switzerland Global Enterprise, etc.). En novembre 2017, elle démissionne du comité consultatif du groupe Quantum, basé à Zoug et impliqué dans l’affaire des Paradise Papers. Le 1er juillet 2018, elle succède à Pascal Couchepin à la présidence de la Fondation pour la garde suisse pontificale.

Pascal Couchepin (PLR/VS), 76 ans

Élection: 11 mars 1998 Démission: 31 octobre 2009

Pascal Couchepin, dernier de la rangée depuis la gauche. Photo: Keystone

Après onze ans au Palais fédéral passés à vouloir relever l’âge de l’AVS, réduire l’influence de l’UDC et de son chef historique – «Personne, pas même le Duce, n’est indispensable» – à se moquer aussi des journalistes de la «télévision d’État», Pascal Couchepin n’allait pas rester inactif. On l’a entendu et on le lit encore comme chroniqueur dans divers médias, et on l’a vu courir le monde comme envoyé spécial de la Francophonie.

Samuel Schmid (UDC/BE), 71 ans

Élection: 6 décembre 2000 Démission: 31 décembre 2008

Élu pour succéder à Adolf Ogi, le Bernois hérite du Département de la défense. Il connaît son heure de gloire un jour de novembre 2005 lors du Sommet de l’information qui se tient à Tunis, où devant le président Ben Ali il déclare «inacceptable que l’ONU compte encore, parmi ses membres, des États qui emprisonnent des citoyens au seul motif qu’ils ont critiqué leurs autorités sur internet ou dans la presse». Un passage qui sera censuré par la TV tunisienne.

Exclu de l’UDC après l’élection d’Eveline WidmerSchlumpf, Samuel Schmid se rallie au nouveau Parti bourgeois démocratique en 2008 et quitte le Conseil fédéral la même année pour des raisons de santé. En 2014, on le retrouve à la tête d’une enquête du CIO sur le dopage russe aux JO de Sotchi.

Christoph Blocher (UDC/ZH), 78 ans

Élection: 10 décembre 2003 Non réélu: 12 décembre 2007

Un an après son éviction du Conseil fédéral pour manquement à la collégialité, il tente à nouveau sa chance lors de la succession de
Samuel Schmid, mais c’est le président du parti Ueli Maurer qui est élu.

En 2011, il est candidat à la fois au Conseil national et au Conseil des États. Il est battu aux États et élu au National, qu’il quitte en 2014. Non sans continuer à commenter et à peser sur la vie politique et la direction de l’UDC. Il reste aussi actif dans le domaine médiatique à travers le groupe de presse Zeitungshaus dont il est copropriétaire.

Hans-Rudolf Merz (PLR/AR), 76 ans

Élection: 10 décembre 2003 Démission: 31 octobre 2010

À la tête du Département fédéral des finances, il connaît une présidence de la Confédération mouvementée en 2009 lorsqu’il doit gérer la crise libyenne suite à l’arrestation à Genève d’Hannibal Kadhafi. Victime en 2008 d’un AVC – qui ne remet pas en cause la poursuite de son mandat – il marque également les esprits avec son fou rire au Parlement alors qu’il répond à une question sur la viande des Grisons.

Après son départ, il se consacre à son épouse Roswitha, qui souffre de la maladie d’Alzheimer – elle décédera en 2016. Aujourd’hui, il passe beaucoup de temps à lire, notamment des biographies.

Eveline Widmer-Schlumpf (PBD/GR), 62 ans

Élection: 12 décembre 2007 Démission: 31 décembre 2015

Photo: Remo Naegeli/EQ Images

Fille de Leon Schlumpf, l’avocate et notaire grisonne ne serait peut-être jamais devenue conseillère fédérale s’il ne s’était pas agi d’évincer Christoph Blocher. Son élection donne aussi naissance au Parti bourgeois démocratique.

Nommée Suissesse de l’année 2008 lors des Swiss Awards, l’ex-grande argentière de l’État est aujourd’hui présidente de l’association Pro Senectute. Elle s’était montrée une fervente partisane de la réforme des retraites Prévoyances vieillesse 2020.

Didier Burkhalter (PLR/NE), 58 ans

Élection: 16 septembre 2009 Démission: 31 octobre 2017

À son départ, il avait annoncé vouloir «écrire une nouvelle page» de sa vie. Parole tenue: c’est bien à l’écriture qu’il occupe sa retraite et même à l’écriture romanesque avec déjà trois ouvrages publiés en un an. En affichant la volonté claire «de ne pas trop apparaître dans l’espace
public, ou en tout cas de vivre pleinement d’une autre manière que comme «ancien conseiller fédéral».

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