29 septembre 2017

Evoluer, une fois encore

L'éditorial de Steve Gaspoz, rédacteur en chef de «Migros Magazine».

Steve Gaspoz
Steve Gaspoz, rédacteur en chef de «Migros Magazine».

Aujourd’hui, tout le monde parle d’intelligence artificielle et de l’impact qu’elle a et aura de plus en plus sur nos vies. A en croire les plus pessimistes, l’informatique et les robots finiront par avoir raison de nous autres humains. Tôt ou tard, ils nous supplanteront, en prenant nos emplois pour commencer. C’est ainsi que nombreux sont ceux qui estiment l’avenir quelque peu grisâtre pour une bonne partie des employés.

Des professions sont appelées à disparaître ou à se raréfier, c’est un fait. Des machines sont plus à même d’effectuer un contrôle de la qualité de certains objets ou de vérifier la justesse de la comptabilité d’une société que nous, par exemple. A côté de cela, bien malin est celui qui aujourd’hui est capable de dire si nos emplois vont simplement disparaître ou s’ils vont évoluer pour certains, se voir remplacer pour d’autres.

La seule chose que l’on sait, c’est que des changements vont s’opérer, mais seul l’avenir nous dira lesquels. Le professeur Antoine Geissbühler expliquait dans nos pages la semaine dernière que l’avènement de la technologie dans la médecine permettra d’automatiser certaines tâches et donc au médecin de consacrer davantage de temps à ses patients. Une évolution somme toute très positive, même si cela n’ira pas sans impacter et le travail du médecin lui-même et celui de ses collaborateurs.

Nous avons tendance à ne retenir que le côté négatif des changements. Alors si en plus nous n’en maîtrisons pas le rythme ni l’ampleur, nous imaginons volontiers le pire. C’est très humain et rien dans la conjoncture actuelle ne vient nous rassurer. Pourtant, nous l’avons vu par le passé, les changements technologiques, sociétaux, voire environnementaux, sans oublier l’apparition de nouveaux besoins, ont permis l’éclosion de professions inédites.

Il serait naïf de penser que rien ne changera à l’avenir. Mais de voir l’apocalypse si proche guère plus raisonnable. Chacun d’entre nous passe son existence à s’adapter, je pense que cette «révolution 4.0» nous demandera une adaptation de plus, petite, grande ou énorme, mais pourquoi n’y parviendrions-­nous pas?

Ecrivez à Steve Gaspoz: steve.gaspoz@mediasmigros.ch

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