17 novembre 2017

La place que nous décidons

L'éditorial de Steve Gaspoz, rédacteur en chef de «Migros Magazine».

Steve Gaspoz
Steve Gaspoz, rédacteur en chef de «Migros Magazine».
Temps de lecture 2 minutes

Les Suisses sont friands de technologie. Avec un taux de 97% d’utilisateurs de téléphone mobile et surtout de 71,7% de possesseurs de smartphone, ce n’est pas peu dire, d’autant que le deuxième chiffre croît de jour en jour. Mais derrière cette vague de connectivité se cache une autre réalité, celle des non-utilisateurs convaincus. La semaine dernière, un hacker expliquait dans ces colonnes pourquoi il se passait de tout téléphone mobile pour préserver son anonymat et sa liberté.

Cette semaine, trois personnes témoignent de leur choix d’une vie sans mobile. Fait cocasse, il n’y a pas si longtemps, c’était plutôt l’inverse qui se passait. Les possesseurs de smartphone se retrouvaient souvent à justifier leur choix par une nécessité professionnelle, rarement par un choix personnel. Désormais, le smartphone est un mal nécessaire pour le travail, mais un vrai plaisir au quotidien. Toute notre existence y transite: médias sociaux, médias tout courts, musique, mails, messages, agenda, photos, système de paiement, recherche internet, etc. Chaque jour nous trouvons une nouvelle utilité à notre smartphone et par là même affirmons notre dépendance.

Le mot n’est pas vain et l’on s’en rend compte très vite pour peu que l’on observe autour de soi ou se penche sur sa propre relation à son appareil. Comment réagit-on à une notification? Combien de temps peut-on laisser son téléphone posé sans y toucher? Combien de minutes ou heures consacre-t-on chaque jour à cliquer, scroller, taper sur son écran? A l’inverse, combien de temps s’épargne-t-on grâce à ces 100 grammes de technologie? Le smartphone permet beaucoup, demande beaucoup, mais il n’est que ce que l’on choisit qu’il soit.

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