Élections fédérales: les femmes en force
Le nombre record d’aspirants à un siège sous la Coupole s’explique en partie par une nette augmentation des candidatures féminines. Reste à confirmer dans les urnes. Petit tour de chauffe avant la bagarre finale.
Plus de 4600: les élections fédérales du 20 octobre prochain connaissent un nombre record de candidatures, face aux 3700 comptabilisées en 2015. À l’heure où il est de bon ton de fustiger une prétendue baisse d’intérêt pour la chose publique, cette étonnante inflation s’explique, en partie, par une présence accrue de candidates. Comme si, après la grève du 14 juin, le moment était venu de passer des paroles aux actes. Si la parité n’est pas encore atteinte, on s’en approche, avec 42% de candidatures féminines contre 36% en 2015. Sept femmes, issues de sept régions francophones et de sept formations politiques différentes, lèvent un coin du voile, en répondant aux sept mêmes questions sur le sens de leur engagement.
4652 candidats se présentent à l’élection au Conseil national.
«Si je ne défends pas mes propres idées, personne ne va le faire pour moi»
40,3% de candidates: un record face aux 34,5% de femmes lors de l’élection de 2015.
«Donner aux gens confiance en l’avenir»
200 sièges à pourvoir au Conseil national.
«Je ne fais pas de la politique pour être bien vue»
41,5 ans: l’âge moyen des candidats. Il s’agit du plus haut de ces vingt dernières années.
«Les femmes et les hommes ne sont pas égaux mais complémentaires»
48,41% de participation lors de l’élection de 2015. La barre des 50% n’a plus été franchie depuis 1979.
«Les femmes saisissent souvent les problèmes du monde avec plus d’acuité»
«Le pouvoir ne réside pas dans la virilité, mais dans l’art de négocier»
«On peut être jeune mais aussi compétente qu’une personne plus âgée»
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