8 novembre 2017

Le tombeur d’Oskar

Le Conseiller d’Etat Frédéric Favre, 37 ans, venu du monde économique, dirige le Département valaisan de la sécurité, des institutions et du sport. Après avoir ce printemps renvoyé un certain Freysinger à ses chères poésies.

Frédéric Favre
Frédéric Favre fait du karaté depuis 27 ans.

Septembre 2016, Frédéric Favre, 37 ans, se lance sur une liste à deux pour reconquérir le siège radical au Conseil d’Etat valaisan, passé quatre ans plus tôt dans les mains de l’UDC Oskar Freysinger. Mars 2017: contre la plupart des pronostics, il est élu et prend la tête du Département de la sécurité, des institutions et du sport.

Pas de quoi l’impressionner: «J’ai beaucoup de respect pour ce travail de conseiller d’Etat. C’est un rôle important pour le canton, mais il ne faut pas non plus le placer trop haut. Aujourd’hui la direction de certaines grandes entreprises requiert aussi un engagement soutenu et comparable à cette fonction.» Venir du monde de l’entreprise – en l’occurrence de Migros Valais – constitue selon lui un véritable atout. «Prendre la tête d’un département de plusieurs centaines de personnes représente un plus grand saut pour quelqu’un d’expérimenté dans le législatif que pour moi qui étais membre de la direction de la deuxième plus grande entreprise privée du canton.»

Et puis, surtout, Frédéric Favre était prêt. «Au début, les gens me disaient: tu fais un tour d’essai pour dans quatre ans, et ça m’insupportait. Je n’ai jamais participé à un tournoi de karaté pour perdre. D’entrée, je me suis préparé à commencer ce travail.»

Une journée avec Frédéric Favre

6h30 Karaté «Cela fait vingt-sept ans que je pratique le karaté. Ce sport m’a apporté plusieurs valeurs utiles dans la vie, comme la maîtrise de soi, l’habitude de se concentrer, de s’orienter vers un but, de recommencer jusqu’à ce que l’on soit satisfait.»

8h00 Avec le chef de l’information du Canton du Valais, André Mudry«Ce que j’ai dû découvrir, même si je m’y attendais un peu, c’est le fonctionnement de l’Etat et du Parlement. Je suis arrivé de manière très humble, pour apprendre. On apprend vite, car on n’est pas seul.»

10h00 Avec une délégation de Sion 2026«C’est un projet révolutionnaire, des Jeux à taille humaine et durables, avec des budgets corrects. La Suisse entière en a besoin. Celui qui pense qu’elle est connue dans le monde n’est jamais sorti de nos frontières. Quand elle n’est pas confondue avec la Suède, c’est déjà pas mal.»

Un caillou symbolique«C’est le cadeau que le Conseil d’Etat valaisan offre à
ses visiteurs. J’en ai un sur mon bureau, car un morceau du Cervin, c’est le témoignage de toute une symbolique essentielle de notre canton.»

12h00 L’Union du centre«Avec Yann Roduit, qui dirige les Affaires sociales de la ville de Sion, nous nous sommes beaucoup croisés. Comme experts RH, au Lions’club, à l’école de dégustation Nobilis. Mais nous ne fréquentons pas les mêmes «églises» (rires): lui est issu du PDC. Je suis persuadé que le futur du canton passe par un renforcement des partis du centre.»

14h00 A l’Académie de police de Savatan«Quand on demande aux étrangers pourquoi ils viennent s’installer en Suisse, la première chose qu’ils mettent en avant n’est pas la petite arvine du Valais, mais la sécurité ainsi que la situation fiscale et la stabilité politique.»

17h00 Sur le chemin du retour«Un conseiller d’Etat, ça se déplace tout le temps, la journée, le soir, la semaine, le week-end. La voiture avec chauffeur permet de travailler. Et aussi d’éviter un accident lié à une fatigue souvent bien présente. Mais c’est aussi une forme de respect protocolaire de la fonction.»

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