20 février 2018

Les Pécaut: hockeyeurs de frère en frère

Ils sont les triplés du HC Saint-Imier. Dylan, Loïc et Quentin Pécaut sont quasiment inséparables dans la vie comme à la patinoire.

les frères Pécaut
Les frères Pécaut ont fait leurs premiers pas sur la glace à l’âge de 4 ans. C’est leur père qui leur a transmis le virus.

Sur la photo officielle du HC Saint-Imier (celle de la saison 2017-2018), les frères Pécaut posent tout sourire au dernier rang. Coude à coude comme sur la glace, comme dans la vie. «Un pour tous, tous pour un!», telle pourrait d’ailleurs être la devise de ces mousquetaires qui vivent chez papa-maman à La Chaux-de-Fonds (NE) et patinent donc de concert au sein de cette formation de 1re ligue. «Je suis né une minute avant Loïc et deux avant Quentin», précise Dylan. C’était le 11 février 1994. Vingt-quatre ans ont passé depuis et ces triplés sont maintenant assis là face à nous. Des copies presque conformes, du moins au premier coup d’œil. «Il arrive souvent que l’on nous confonde dans la rue. Selon les circonstances, ça peut être gênant...» Pourtant, ils affirment n’avoir jamais usé de leur similitude pour tenter de tromper l’ennemi ou d’embrouiller leurs interlocuteurs. «Pour essayer ce genre de chose, il faut se ressembler comme deux gouttes d’eau, ce qui n’est pas notre cas. Du coup, de peur de nous faire griller, nous ne nous sommes pas sentis de faire ça, ni à l’école ni avec des filles.» Nous leur accordons le bénéfice du doute. Question tempérament, les frères Pécaut se disent différents aussi. «Nous avons chacun notre personnalité», répètent-ils haut et fort comme pour mieux exprimer leur individualité. Au jeu des qualificatifs, l’aîné se fait taxer par ses frangins de «posé et studieux», le cadet de «direct et combatif» et celui pris en sandwich entre les deux de «tolérant et patient». On se dirait dans une fratrie standard!

Des traits de caractère que l’on retrouve évidemment sur la glace. «Dylan est le plus serein et Quentin le plus agressif», balance Loïc. Et ce dernier, qui est en fait le second? «De nous trois, c’est le plus technique, le plus agile, le plus doué et c’est celui qui fait le moins d’histoires.» Le plus modeste également à voir le rouge qui monte à ses joues à mesure que les compliments fusent.

Ces trois frères ont fait leurs premiers pas sur une patinoire à l’âge de 4 ans. «On a fait une année de patinage artistique avant de commencer le hockey.» C’est Yvan, leur papa, un passionné de ce sport, qui leur a transmis le virus. Anicette, la maman, était plutôt contre. «Elle trouvait que c’était trop dangereux, trop violent.» Aujourd’hui, cette Guadeloupéenne est leur plus fervente supportrice. «Elle crie beaucoup pendant les matchs, plus que notre père!»

Plus confiants ensemble

Après avoir suivi toutes leurs classes junior au sein du HC La Chaux-de-Fonds, les Pécaut ont migré vers d’autres clubs pour finir par se retrouver à nouveau tous réunis sous le maillot de Saint-Imier. «Nous préférons jouer dans la même équipe», commence Dylan. «Parce que, au fil des ans, nous avons développé une complicité, des automatismes», poursuit Quentin. «Nous nous sentons plus confiants lorsque nous évoluons ensemble», conclut Loïc.

L’entente entre ces triplés est quasi parfaite. «Si nous nous engueulons parfois, ça ne dure que trois secondes et après c’est oublié.» Pas de rivalité ni de jalousie donc entre eux. En revanche, ce qu’ils n’apprécient guère, c’est d’être l’objet de comparaisons. Ce qui arrive souvent. «Sur tout et n’importe quoi! Sur nos notes, notre physique, nos performances… C’est vraiment pesant à la longue», relève Quentin. Ses frangins acquiescent.

Ce trio est à l’unisson, fait bloc, se soutient face à l’adversité, que ce soit sur la glace ou en dehors. Des inséparables, on vous dit! «C’est vrai que nous faisons beaucoup de choses ensemble. Ça vient du fait que nous avons des centres d’intérêts et un cercle d’amis communs.» Ils échangent un bref regard avant d’ajouter: «Mais on a chacun notre copine!»

Et chacun son métier. L’aîné se destine à une carrière de prof, le cadet étudie pour devenir assistant social et celui du milieu est micromécanicien faiseur d’étampes. Quentin: «Bientôt, nous prendrons notre envol, ça fera un petit pincement au cœur de se séparer.» Loïc: «Ce n’est pas parce qu’on est triplés que nous allons vivre toute notre vie dans le même appartement.» Dylan: «Mais on aura toujours du plaisir à se revoir.» En chœur: «Et à faire la fête!» 

Benutzer-Kommentare

Articles liés

coureur.

Extra Course

Informationen zum Author

Contribution de lecteur

J’ai parcouru les 42 km du marathon… en car!!

Nous avons fait des photos avec mon dossard devant des murs représentant différents grands lieux de New York. Contribution de lecteur

Yessss I did it!

FIFA18

Du sport au bout des manettes