25 janvier 2018

Froid ou chaud, comment choisir?

Utiliser le froid ou le chaud pour soulager une douleur est un procédé simple à pratiquer soi-même et efficace. Voici quelques règles pour choisir plus facilement le traitement adapté.

Gros plan d'une compresse sur une blessure interne
Selon la nature du problème, une compresse froide ou chaude amènera un premier soulagement. Photo: Getty Images
Temps de lecture 2 minutes
Eva Engler, médecin

Eva Engler, médecin FMH en médecine générale interne, médecine physique et rééducation, médecine du sport SGSM, Medbase Thoune

Un faux pas en jouant au foot ou dans les escaliers et voilà la cheville qui se met à enfler. Juste après l’accident, utilisez de la glace ou un spray froid afin que les petits vaisseaux blessés se rétractent plus vite. Cela évite que du liquide se répande dans les tissus conjonctifs et provoque une grosse enflure ou un hématome. Le froid soulage les douleurs aiguës.

Du froid contre l’inflammation

Le froid provoque un rétrécissement des vaisseaux sanguins, diminue le métabolisme cellulaire et lutte contre une inflammation des tissus conjonctifs. La vitesse de conduction nerveuse étant réduite, la sensation de douleur diminue. Le froid augmente la tension musculaire très rapidement.

Si une enflure locale est présente, utilisez des compresses froides ou un coussin de noyaux de cerises passé au congélateur afin d’aider le liquide à s’évacuer. Dans ce cas, la glace n’est pas recommandée. Une autre méthode est l’utilisation du froid en bain ou en chambre froide (-110 °C). Il exerce une action anti- inflammatoire et peut aider à soulager les douleurs chroniques provoquées par la fibromyalgie ou les maladies rhumatismales inflammatoires.

La chaleur détend la musculature

La chaleur a l’effet inverse. Elle stimule le métabolisme et diminue le tonus musculaire, ce qui entraîne une détente de la musculature et une diminution de la douleur en cas de tension ou de surcharge musculaire. Elle favorise l’élasticité des tissus conjonctifs collagènes et agit favorablement sur les douleurs chroniques dues à l’arthrose tant qu’il n’y a pas d’inflammation active. Dès que c’est le cas, la chaleur ne doit plus être employée. Idem quand le corps développe rougeur locale, inflammation, surchauffe ou fièvre.

Article publié en collaboration avec Medbase.

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